La Serbie aux portes de l′Union européenne | Vu d′Allemagne | DW | 23.12.2009
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Vu d'Allemagne

La Serbie aux portes de l'Union européenne

La candidature officielle de la Serbie à l'Union européenne et la politique fiscale du gouvernement allemand font la Une des journaux allemands

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Le président serbe Boris Tadic (à gauche) remet la candidature de son pays au Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.

Les quotidiens sont plutôt sceptiques concernant la candidature d'adhésion de la Serbie à l'Union euroopéenne, déposée hier par son président, Boris Tadic. La Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle qu'en 1993, les Européens avaient défini des critères précis d'adhésion qui s'appliquent à tout pays candidat et qui peuvent se résumer en trois points: des institutions stables qui garantissent la démocratie, un Etat de droit et le respect des droits de l'Homme. Le journal, qui doute fortement que la Serbie remplisse ces critères, conseille à l'Union européenne de regarder attentivement dans quoi elle s'embarque avec cette candidature.

Serbische Pässe

Depuis le 19 décembre, les Serbes peuvent voyager librement dans l'espace Shengen

Même retenue du côté de la Saarbrücker Zeitung pour qui l'intégration d'une région, qui se situe à des années lumière du niveau de développement européen moyen représente un effort énorme, tant financier que politique. Avec les adhésions passées ou futures de membres de l'ancien bloc communiste, le poids de l'Europe se déplace à l'Est. Et qui dit nouveaux membres dit aussi nouveaux voisins. Il faut que l'Union européenne définisse ses frontières ainsi que de nouveaux mécanismes d'intégration.

Die Tageszeitung voit également dans la démarche de la Serbie des motivations internes. L'équipe marketing du président Tadic est très adroite, estime le quotidien berlinois. Elle veut montrer que Belgrade privilégiera à l'avenir ses "amis européens" et clouera le bec aux eurosceptiques. Et l'Union est de la partie parce qu'elle sait que de la stabilité politique de la Serbie dépend celle de toute la région.

Bundesfinanzminister Wolfgang Schäuble

"Nous devons réduire le déficit structurel d'environ 10 milliards d'euros par an à partir de 2011. Ce sera dur, mais nous devons y arriver" a déclaré Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances

Die Welt s'interesse à l'année difficile qui s'annonce pour le gouvernement allemand. La coalition noire jaune s'apprête à franchir le Rubicon, titre le quotidien. L'état du budget est désolant, la conjoncture est encore instable, le ministre des Finances prépare la population aux économies drastiques qui l'attendent. Les conservateurs et les libéraux ont certes réussi à concocter un plan de réduction des impôts. Mais les citoyens ne sont pas bêtes: vu le déficit budgétaire record, ils se doutent que le pire est encore à venir. En 2010, la politique financière sera à coup sûr la grande épreuve pour le gouvernement.

Auteur : Konstanze von Kotze
Rédaction : Anne Le Touzé

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