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Vu d'Allemagne

La sentence est tombée...

La presse de ce matin revient sur la réforme structurelle de la Bundeswehr, l'armée allemande, mais aussi sur la condamnation à mort de Tarek Aziz, l'ex-Ministre irakien des Affaires étrangères.

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Karl-Theodor zu Guttenberg, à droite, Ministre fédéral de la Défense, veut une armée moderne et efficace.

Comme tout appareil d'État, la Bundeswehr porte en elle les traces de son histoire, analyse die Welt. Cela se retrouve par exemple dans la structure de commandement et dans un Ministère de tutelle réunissant en son sein un tronc militaire et un tronc civil.

Reform von Bundeswehr und Verteidigungsminsterium

Siège principal du Ministère de la Défense à Bonn, l'immeuble de la Hardthöhe va devoir être abandonné.

Le déménagement des ministères dans la nouvelle capitale a permis la séparation de ces deux entités, l'une restant à Bonn, l'autre allant à Berlin. Mais les temps changent et nous avec. L'armée allemande de la Guerre Froide et sa conscription sont obsolètes. Cela fait 20 ans qu'on le sait mais la situation financière actuelle des caisses publiques oblige aujourd'hui l'Allemagne à ce changement radical. Rompez ! lance la Tageszeitung. Si ces projets sont concrétisés, cela signifiera une réduction des effectifs militaires et administratifs et le regroupement des deux sites du Ministère de la Défense à Berlin. Et puis, CDU, FDP, et même les Verts plaident pour la réalisation rapide de la réforme de la Bundeswehr. Alors qu'attend-on ?

Tarek Aziz condamné à mort

Tarik Asis bei Anhörung vor Sondertribunal in 2005

L'ex-ministre des Affaires étrangères de Saddam Hussein a été condamné á mort hier à Bagdad.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Tarek Aziz, longtemps Ministre des Affaires étrangères de l'Irak de Saddam Hussein, est une figure tragique de la politique mondiale. Il n'a jamais été du cercle restreint des décideurs de la dictature irakienne car Saddam Hussein a toujours confié les postes clés de son pays aux membres de son clan. Et puis, dans cet État dominé par les sunnites, ce Chrétien détonait en raison de sa foi. Au contraire des fidèles de Saddam Hussein, Tarek Aziz s'est volontairement livré en 2003, peu après l'invasion américaine, avant d'être emprisonné car considéré comme un fidèle du tyran déchu. Si Tarek Aziz était la vitrine respectable du régime de Saddam Hussein, constate la Süddeutsche Zeitung, les juges de Bagdad ont vu en lui autre chose que le diplomate. Ils ont reconnu en lui l'opportuniste et l'idéologue, le représentant politique d'une dictature qui pourchassait ses opposants et opprimait ses minorités ethniques et religieuses. La peine de mort prononcée contre Tarek Aziz est aussi la condamnation d'une dictature renversée, tout comme l'a été l'exécution de Saddam Hussein en 2006. Le constater ne signifie pourtant pas rejeter le caractère répréhensible de la peine de mort. Cela veut juste dire se souvenir de la réalité irakienne, conclut le quotidien de Munich.

Auteur : Christophe LASCOMBES
Édition : Sylvie ERNOULT

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