La secte Boko Haram refait parler d′elle | Afrique | DW | 23.11.2011
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Afrique

La secte Boko Haram refait parler d'elle

Un sénateur du Nord du pays est accusé par les services de renseignements d'avoir soutenu la secte Boko Haram. C'est un porte-parole présumé de la secte, interpellé plus tôt dans le mois, qui aurait vendu le politicien

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Outre le nord-est du pays, Boko Haram a également commis des attaques dans la capitale Abuja

C'est un pavé dans la mare. Il apparaît de plus en plus clairement que la secte islamiste Boko Haram, soit soutenue par des politiciens locaux. C'est en tout cas ce qu'a affirmé un porte-parole présumé de la secte aux services secrets. Arrêté début novembre, Ali Sanda Umar Konduga, aurait affirmé qu'un sénateur du Nord du pays soutient Boko Haram.

Le politicien suspect a donc été lui aussi interpellé par les services de renseignements. Hier mardi, Mohammed Ali Ndume a donc été inculpé pour abus de confiance publique et intimidation criminelle. Avec Konduga, il aurait tenté d'intimider des responsables dans le nord-est et dans la capitale Abuja entre mi-septembre et début novembre.

Pour Buhari Muhammed Bello Jega, directeur du centre pour l'éducation politique et le développement d'Abuja, les liens entre Boko Haram et des élus n'est pas une surprise.

« Tout le monde savait, ici dans les cercles universitaires, que Boko Haram est la conséquence d'une mauvaise gouvernance dans le pays. Parce qu' on savait déjà que pour obtenir un poste en politique il faut avoir des contacts avec des criminels pour éviter qu'ils ne crééent des troubles. »

Le sénateur nie toute accusation

Mohammed Ali Ndume est membre du Parti démocratique populaire au pouvoir, élu dans l'état de Borno, là où Boko Haram sévit tout particulièrement.

L'enquête et le procès devraient confirmer ou infirmer les liens suspectés entre l'homme politique et la secte islamiste. En attendant, pour l'ancien commissaire de police et juriste Lawrence Eko Alobi, de telles associations seraient inadmissibles.

« Si des gens haut placés dans l'administration du pays, supportent de n'importe quelle façon, directement ou indirectement, ce type d'organisations criminelles, terroristes, c'est inacceptable pour n'importe quel Nigérian. Si c'est vrai que certains sont impliqués là-dedans, c'est vraiment regrettable. »

L'audience du sénateur Ndume et de Konduga est prévue pour le 6 décembre. Le porte-parole présumé aurait aussi nommé d'autres politiciens a priori impliqués dans le financement de la secte. Certains seraient des sénateurs également membres du parti présidentiel.

Auteur : Aurélie Juignet
Edition : Fréjus Quenum

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