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Vu d'Allemagne

La séance constitutive du Bundestag

Hier, le Bundestag a connu sa séance constitutive. Une séance harmonieuse mais qui s’est terminée sur deux fausses notes lors du vote du bureau directeur du Bundestag : le maigre résultat de l’ancien président du Parlement, Wolfgang Thierse, et l’échec répété de Lothar Bisky, membre du PDS. Deux péripéties que la presse allemande s’empresse de commenter.

Le Bundestag, le parlement allemand, est le théâtre du débat démocratique.

Le Bundestag, le parlement allemand, est le théâtre du débat démocratique.

D’ordinaire, la seule occasion pour la représentation populaire allemande de s’occuper d’elle-même en toute quiétude est le jour de sa constitution, explique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. C’était aussi l’occasion rêvée pour son nouveau président de mettre les choses au point en ces termes : nous ne sommes pas l’organe exécutif du gouvernement, nous sommes son commanditaire.

Pour un premier jour, ce nouveau parlement s’offre son premier fiasco. L’esprit de tolérance, vanté par Otto Schilly dans son discours d’inauguration, n’aura pas duré longtemps, remarque la Tageszeitung. Certes, c’est l’harmonie lors des pauses entre les tours de scrutin, Fischer bavarde avec Merkel, Westerwelle avec Gysi, Müntefering avec Glos. Par contre, lorsque Oskar Lafontaine, le hors-la-loi, passe devant son ancien rival Gerhard Schröder sans recevoir la moindre réponse à son bref salut, pas même un froncement de sourcils, on mesure alors toute l’hypocrisie de cette harmonie de façade.

Die Welt s’attarde sur le triple échec de Lothar Bisky, candidat de la gauche à l’un des postes de vice-président du Bundestag, l’une des fameuses péripéties d’hier. Avec cette décision, les parlementaires démontrent de manière éclatante qu’ils ne sont plus prêts à entériner tacitement les propositions des fractions. Ce vote est une preuve d’indépendance parlementaire.

Pour la Süddeutsche Zeitung, le maigre résultat de Wolfgang Thierse et l’échec de Lothar Bisky contreviennent aux usages du Bundestag selon lesquels les candidats des fractions parlementaires aux postes de vice-président sont élus à une large majorité en guise de témoignage de cohésion générale en début de législature. Le mépris affiché à l’égard de Bisky est dommageable et la punition de Wolfgang Thierse est tout simplement déloyale. Son engagement contre l’extrémisme de droite aurait mérité plus de respect.

Ces deux événements démontrent surtout que ce nouveau Parlement a peur de l’affrontement franc et ouvert, souligne la Frankfurter Rundschau. Au lieu d’exprimer la volonté des électeurs, on a réglé ici sans pitié de vieilles querelles politiques au lieu d’échanger des arguments. Cela ne doit pas devenir la règle. Ce nouveau parlement pourrait devenir intéressant. Mais seulement s’il trouve enfin le courage de se lancer dans la discussion ouverte au lieu de se contenter des combats d’embuscade d’hier, conclut le quotidien.

  • Date 19.10.2005
  • Auteur Christophe Lascombes
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