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Afrique

La RDC réprime des manifestations citoyennes

Sous la férule du mouvement Lutte pour le changement,  le collectif des actions de la société civile avait appelé ce lundi à une série de manifestations dans 15 villes du pays. Le mouvement a été diversement suivi.

Écouter l'audio 03:19

"Si en décembre il n'y a pas d'élection, nous allons demandé à Kabila de céder le pouvoir." (Chris Shematsi)

Les organisateurs avaient mis les bouchées pour que les manifestations de protestation contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila se tiennent simultanément sur l'ensemble du territoire.  Mais leurs effets ont été contrariés par des militaires lourdement armés, déployés à Bukavu, Lubumbashi ou encore Butembo pour contenir  les protestataires.

Selon l'agence France Presse, à Goma, plus de 250 manifestants ont répondu à l'appel tandis qu'à Kinshasa une centaine de personnes avait convergé dans le centre, vers le boulevard Triomphal, lieu de départ prévu pour la marche. Mais ils ont été dispersés à coups de matraque  et de gaz lacrymogènes.

Goma, épicentre des manifestations

A Goma, des heurts sont survenus entre manifestants et forces de l'ordre. Bilan : une quarantaine d'arrestations. L'antenne de la Lucha dans la capitale de la province du Nord-Kivu estime pour sa part que le pari a été en partie gagné car une centaine de militants a réussi à transmettre son message au secrétaire exécutif de la Céni locale. "Nous espérons qu'il va transmettre le message à son bureau national et nous lui avons donné  un ultimatum de 15 jours. Si la Céni ne publie toujours rien, nous allons encore organiser  d'autres actions. Peut-être que ça ne sera pas de simples manifestations mais d'autres grandes actions", a déclaré à la Deutsche Welle, Ghislain Muhiwa.

Faire partir Kabila par la pression populaire

Comme dans les autres provinces, la marche a démarré dans la capitale avant d'être finalement dispersée par la police. Ici aussi, il  y a eu quelques interpellations.  N'empêche, pour Chris Shematsi, le coordonnateur du Mouvement citoyen Compte à rebours et porte-parole du collectif des actions de la société civile à l'origine de cette mobilisation nationale, "si, au mois de décembre, il n' y a pas d'élection, nous lui demanderons poliment de céder le pouvoir. Ou on le fera partir par la pression populaire. Nous allons faire en sorte  qu'une transition se mette en place et débouche sur des élections", poursuit-il. "Cette transition pourrait être conduite par une personnalité de la société civile dont la personnalité va rassurer les uns et les autres. Parce que nous voulons rentrer dans l'ordre constitutionnel."

Manifestations en vue  du "Rassemblement"

Une frange de l'opposition réunie au sein du "Rassemblement" prévoit elle aussi d'organiser des manifestations pour exiger que les élections, notamment la présidentielle, se tiennent avant la fin de cette année. Un appel qui risque de sonner comme un vœu pieu car la Commission nationale électorale a estimé, début juillet, qu'il serait impossible d'organiser ce scrutin cette année.

 

 

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