La Révolution de la Rose a cinq ans | International | DW | 21.11.2008
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International

La Révolution de la Rose a cinq ans

La Géorgie célèbre dimanche le cinquième anniversaire de sa Révolution de la Rose, qui a porté au pouvoir Mikhaïl Saakachvili. Cinq ans après, le bilan est mitigé pour le président réélu en janvier dernier.

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Manifestation de l'opposition géorgienne contre Saakachvili. Les manifestants brandissent un portrait du président américain Barak Obama pour réclamer le changement dans leur pays.

On est loin de la vague d'enthousiasme suscitée par le jeune avocat qui, une rose à la main, avait forcé les portes du Parlement en novembre 2003. Mikhaïl Saakachvili est alors âgé de 36 ans. Après des élections législatives contestées, son mouvement pacifique pousse le président Edouard Chevarnadze à la démission. Gaidz Minassian, chercheur en relations internationales à l'université Paris X :

"Le mal était tellement profond, la société était tellement fatiguée par tant d'années de corruption, d'immobilisme et par un système mafieux sous l'époque Chevarnadze et même avant, que finalement, la révolution a entraîné dans son élan et le gouvernement sortant et le président."

Georgien Rosenrevolution: Michail Saakaschwili mit einer Rose

Mikhaïl Saakachvwili la rose à la main, au premier anniversaire de la Révolution en novembre 2004.

Elu quelques mois plus tard, en janvier 2004 à la tête de la Géorgie, Mikhaïl Saakachvili promet la prospérité et l'ancrage de son pays à l'Occident. Cinq ans après, l'économie du pays se porte bien, mais la Géorgie n'a toujours pas obtenu son adhésion à l'OTAN, qu'elle souhaite depuis 2002. L'image du démocrate Mikhaïl Saakachvili s'est également ternie : d'abord en novembre 2007 lorsqu'il lance la police contre une manifestation de l'opposition, puis en janvier dernier, lors de sa réélection, également marquée par des manifestations contre les fraudes constatées pendant le scrutin. A l'étranger, le conflit d'août dernier dans les républiques séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie a porté un coup fatal à l'image du président géorgien. En Géorgie par contre, le réflexe de la société civile a d'abord été de s'unir. Gaidz Minassian :

"Le choc de la guerre était tellement fort dans la mentalité des Géorgiens qu'ils ne pensaient pas à régler des comptes avec le pouvoir, ils pensaient d'abord à reconstruire le pays, à se serrer les coudes derrière le régime parce qu'il y avait une agression ou une contre-offensive de la part des Russes et qu'il fallait jouer la carte de l'union sacrée."

Georgien Parlamentssprecher Nino Burdschanadse

Nino Bournadjaze, ancienne alliée du président géorgien, aujourd'hui opposante

Si cette "union sacrée" est en train de s'effriter, l'opposition reste encore un mouvement hétérogène. Et un scénario semblable à la Révolution de la Rose pour renverser Mikhaïl Saakachvili semble assez improbable, notamment parce que les prochaines élections législatives et présidentielle sont prévues théoriquement en 2013. Gaidz Minassian :

"D'une part les partis d'opposition sont faibles, d'autre part on est en début de mandat et ce contexte là n'est pas favorable à l'opposition. Mais elle a quand même décidé de se rassembler autour de l'idée d'élections législatives et présidentielle anticipée et elle a établi un calendrier. Ce sera un long bras de fer."

Pour marquer à sa façon l'anniversaire de la Révolution de la Rose, dimanche, l'opposition rassemblée autour d'une ancienne alliée de Saakachvili, Nino Bourdjanadze, a prévu une manifestation dans les rues de la capitale Tbilissi.

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