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Vu d'Allemagne

La presse à fond sur la victoire des libéraux aux Pays-Bas

Les éditorialistes allemands commentent les résultats des législatives qui se sont tenues mercredi aux Pays-Bas. Et qui n'ont pas confirmé les craintes de voir l’extrême-droite rafler la majorité des sièges. 

"Cette fois-ci, les sondages ne se sont pas trompés comme cela a pu être le cas sur le Brexit ou avec l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis", commente la Süddeutsche Zeitung. La victoire de la formation libérale du Premier ministre Mark Rutte est "un soulagement pour toute l’Europe". 


Geert Wilders, le candidat populiste, n’a obtenu que 20 sièges au Parlement néerlandais. Un score, qui selon le quotidien munichois, va contribuer à démoraliser ou du moins calmer les ardeurs  des autres partis d’extrême-droite en Europe. "Si Wilders avait obtenu de meilleurs résultats, cela aurait renforcé la conviction de Marine Le Pen en France ou de l’AFD en Allemagne, de gagner les prochaines joutes électorales", conclut le journal. 


De son côté, la Frankfurter Allgemeine Zeitung estime que le Premier ministre des Pays-Bas doit sa victoire à son adversaire du parti anti-islam. Le nombre de sympathisants du parti d’extrême-droite a augmenté pendant la crise des réfugiés. Une situation, qui de l’avis du journal de Francfort, a poussé le parti de Mark Rutte à se positionner davantage à droite.

"Dans un premier temps, il a exigé des migrants qu’ils se conforment aux lois du pays ou qu'ils s'en aillent.  D’autre part, il a exagéré sur les chances de voir Wilders l’emporter, bien que les sondages disaient le contraire", note le journal. 


Selon la Badische Zeitung, l’autre raison qui a concouru au succès du Parti libéral est le refus des autorités des Pays-Bas d’accueillir des officiels turques qui voulaient mener une campagne en faveur d‘un référendum visant à renforcer le pouvoir du président Erdogan. "Cette décision a ramené vers le Premier ministre beaucoup de personnes qui s’étaient éloignées de lui", argumente le journal. 

Scandale des moteurs truqués de Volkswagen 

Mercredi encore, des perquisitions ont été menées par la police criminelle sur deux sites d'Audi, une filiale du groupe Volkswagen. Et ce, le jour de la conférence annuelle de  l'entreprise. "La descente des enquêteurs donne l’impression que la direction d'Audi ne comprend que la méthode forte", écrit la Frankfurter Rundschau. 

Dans cette affaire, la Süddeutsche Zeitung se désole qu’en dépit de l’ampleur du scandale, le directeur général d'Audi n’envisage pas de démissionner. "Quand les propriétaires et les syndicats de l’entreprise pourront-ils finalement décider, indépendamment des enquêtes actuelles, de s’engager vers un nouveau départ avec des nouvelles personnes?", s’interroge le journal. 


La revue de presse est aussi marquée par la condamnation la condamnation mercredi de quatre néo-nazis qui avaient tenté, il y a deux ans, de mettre le feu à un centre d'accueil pour les réfugiés. Die Tageszeitung se réjouit du verdict.  "Cela montre que la justice ne sévit pas seulement contre les Islamistes, mais aussi contre les mouvements d’extrême droite", note le journal. Les juges ont qualifié "d’organisation terroriste" la "Oldschool Society", le  groupuscule fondé sur Internet par les prévenus.
"Trois à cinq ans d’emprisonnement peuvent paraître insuffisants. Mais ce n’est pas le cas car les condamnés n’ont pas mis en application leur plan meurtrier qu’ils avaient élaboré sur la toile", conclut la Süddeutsche Zeitung.
 

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