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Afro-presse

La présidentielle au Kenya et l'éducation en Afrique dans les journaux allemands

Cette semaine la presse allemande a largement relaté et commenté l'élection présidentielle au Kenya. L'éducation sur le continent africain a aussi fait réagir les journalistes.

L'élection présidentielle au Kenya se jouait à des milliers de kilomètres de l'Allemagne cette semaine. Elle n'est pourtant pas passée inaperçue. Dès mardi, la Süddeutsche Zeitung y consacrait presque entièremment sa page 3. Une page où on lit d'habitude davantage d'articles sur les politiques allemands que les présidents africains. Alors, deux jours avant le vote boyocotté par l'opposition ce jeudi, la Süddeutsche Zeitung tente d'expliquer la situation sur place. Deux familles : les Odingas et les Kenyattas qui tentent de s'arracher le pouvoir depuis des décennies, même si, dit le journal, "leurs membres ont été dans les mêmes écoles, les mêmes fêtes et se font des cadeaux en guise de bon rétablissement quand ils sont malades".

"Kenyatta et Odinga ont d'ailleurs combattu ensemble pour l'indépendance et se sont séparés après », rappelait ce jeudi der Freitag. "Odinga savait qu'il ne gagnerait pas l'élection en octobre, après le vote en août". "Les deux camps auraient pu se mettre d'accord et éviter une nouvelle crise au pays", selon un expert cité par le journal. "Il aurait seulement fallu qu'ils le veuillent bien", conclu le journal. 

Mais trop tard. Alors maintenant que faire, se demande en cette fin de semaine la tageszeitung. "Comment vont se passer les choses pour ce pays moteur de Afrique de l'Est ?" "Kenyatta pourrait peut-être appeler Odinga au gouvernement pour appaiser la situation", pense le journal. "Mais il faut surtout de nouvelles têtes, une révolution morale politique, retrouver la confiance des citoyens et que les organes de l'Etat respectent la loi", insiste le journaliste. Qui conclut : "Tout le monde le sait, mais personne ne sait encore comment ça se passera". 

 

L'éducation en Afrique encore à améliorer 

Cette semaine la presse en langue allemande revient aussi sur la question de l'éducation sur le continent africain. On connait toutes ces organisations "sans frontières" : médecins, reporters ou même vétérinaires sans frontières. Le journal suisse en langue allemande Neue Zürcher Zeitung titre lui "École", non pas sans frontière mais "sans effets". À la base de l'article, un rapport de la banque mondiale sur l'éducation, notamment en Afrique. Un rapport qui dit en résumé, comme on dirait à un élève : "des progrès mais peut mieux faire".

"Les taux de scolarisation augmentent, c'est donc bien", explique le journal. Mais il cite les zones au Sud du Sahara où "un enfant sur dix ne va pas encore à l'école" . "Et puis quand ils ont la chance d'y aller, il faut que cela serve", dit le journal. Qui explique ensuite : "Aujourd'hui au Ghana ou au Malawi, 4/5 des élèves ne savent pas lire un mot après deux ans à l'école". Et ce n'est pas que de la faute des équipements ou des professeurs : "30% des enfants des pays dits en développement sont sous alimentés", dit le journal. Ce qui affecte aussi leur capacité d'apprentissage.

Alors ce n'est pas lui seul qui règlera le problème, mais la Frankfurter allgemeine Zeitung nous raconte l'histoire de ce président d'arrondissement en Bavière en Allemagne. Après avoir vu près de 2000 réfugiés débarquer dans sa région en une semaine seulement en 2015, il s'est dit qu'il était du devoir de ses administrés, bien lotis économiquement, d'aider les pays les plus pauvres, d'où venaient parfois les réfugiés. "Aujourd'hui l'arrondissement de Donau-Ries construit des écoles au Burkina-Faso, au Malawi et en Namibie", raconte le journal. Un compte a été ouvert sur lequel tout le monde peut déposser de l'argent. Il faut 115 000€ par exemple pour des écoles au Burkina : "C'est moins d'un euro par habitant", sourit le président, qui ne compte pas s'arrêter là. Qu'importe son adhésion à la CSU pourtant connue pour ses positions pas très favorables aux réfugiés.

 

Les encouragements de Die Zeit

Enfin à noter cette semaine, les encouragements du très sérieux journal Die Zeit aux avocats, artistes, étudiants, journalistes, infirmières, fonctionnaires, travailleurs ou encore agriculteurs en Afrique. "La situation politique de leur pays ne leur permet pas toujours d'exprimer ouvertement leurs opinions, mais ils se battent toujours et parfois avec succès", dit le journal. Des écrits après une enquête d'un consortium de journalistes africains publiée il y a une quinzaine de jours. On vous en avait parlé, elle révélait comment certains chefs d'Etats pillaient les ressources de leurs pays. "La lutte entre l'autoritarisme et la cogestion est menée jour après jour, même en Afrique", explique le journal qui conclut : "C'est précisément pourquoi cette étude est si importante. Affaire à suivre".

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