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Afrique

La présidente centrafricaine mise à l'écart

Le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a réuni à Brazzaville les principaux acteurs du conflit. Mais sans la présidente de la transition, Catherine Samba Panza.

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza n'a pas été conviée à Brazzaville

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza n'a pas été conviée à Brazzaville

Catherine Samba Panza a-t-elle été désignée à la tête de la transition juste pour inaugurer les chrysanthèmes ? C'est une question que se posent de nombreux analystes et observateurs de la vie politique centrafricaine. Alors que la présidente de la transition peine à faire avancer le processus enclenché il y a plus de six mois, les signes de sa marginalisation se multiplient.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso est officiellement médiateur dans la crise centrafricaine

Le président congolais Denis Sassou Nguesso est officiellement médiateur dans la crise centrafricaine

Le porte-parole du gouvernement centrafricain sortant joint au téléphone ce mercredi l'a confirmé : Catherine Samba Panza ne décolère pas. Elle n'a pas été associée à la rencontre de Brazzaville, à laquelle a été conviée une dizaine de personnalités politiques du pays. Pourquoi la présidente a-t-elle été mise à l'écart par le médiateur Denis Sassou Nguesso? Réponse du politologue gabonais Jonathan Ndoutoume:

«Il faut déjà partir d'un principe, celui de la désignation de la présidente Catherine Samba-Panza qui ne découle pas d'une légitimité populaire. Cette désignation peut rencontrer des limites au niveau de la légitimité populaire et en même temps faire en sorte que le présidente ait des marges de manoeuvre assez étroites. Cela peut être une maladresse politique de la part des acteurs centrafricains de se rendre à une rencontre convoquée par le médiateur du conflit sans pour autant que la présidente de transition soit au courant.»

Écouter l'audio 00:38

«La présidente est fragilisée» (Jonathan Ndoutoume)

Des menaces sur le calendrier

Le nouveau gouvernement d'unité nationale est attendu depuis plus de dix jours et la nomination de Mahamat Kamoun à la primature ne fait pas l'unanimité. Beaucoup craignent que si les protagonistes ne trouvent pas une solution au blocage en cours, notamment sur la formation d'un nouveau gouvernement, le calendrier de la transition ne sera pas respecté. Ce qui hypothèquerait d'office l'organisation de l'élection présidentielle, prévue dans le courant du premier trimestre 2015.

À noter que la République centrafricaine se prépare à accueillir dans moins d'un mois l'opération de maintien de la paix de l'Onu.

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