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Afrique

La police égyptienne sur la sellette

Alors que la tension demeure très forte dans le pays, en raison des protestations contre le président Mohamed Morsi, la police égyptienne est accusée de violations graves à l'encontre des manifestants.

L'une des conséquences de ces brutalités policières, c'est la démission du ministre de la culture. Mohamed Saber Arab se dit surtout choqué par ces images diffusées sur internet et sur de nombreuses télévisions à travers le monde et où l'on voit un manifestant mis à nu par la police, traîné ensuite au sol puis battu devant le palais présidentiel. Depuis cet incident survenu vendredi dernier au Caire, les forces de l'ordre sont sur la sellette et dans la rue l'on s'explique difficilement cette violence policière. Pour cet habitant du Caire : « Une telle attaque contre une personne ne peut être justifiée. C'est une grave violation des droits de l'homme. Les policiers auraient du simplement l'arrêter que de le malmener de la sorte ». Un autre abonde dans le même sens : « Nous condamnons tout ce que ces policiers ont fait, même si la victime était un voleur ou un délinquant ».

Verfassungsreferendum in Ägypten Mohammed Mursi hält Ansprache

Mohammed Morsi toujours contesté dans la rue

Et ce lundi, c'est un autre manifestant, Mohamed al-Guindi, âgé de 28 ans qui a succombé à ses blessures après avoir été, selon ses avocats, torturé par la police. Même si le parquet indique avoir ouvert une enquête sur ces violences policières, l'opposition égyptienne continue à réclamer la démission du ministre de l'Intérieur. En attendant une éventuelle démission de ce dernier, c'est celui de la culture qui a donc rendu son tablier.

Au total, ce sont une cinquantaine de personnes qui ont trouvé la mort depuis le 24 janvier dernier, c'est-à-dire, à la veille du 2e anniversaire de la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak. De nombreux révolutionnaires se disent déçus par la gestion du président islamiste Mohamed Morsi et prônent désormais une sortie de crise qui passerait par la formation d'un "gouvernement de salut national" et une révision de la Constitution adoptée en décembre dernier.

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