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Afro-presse (hebdomadaire)

La peur des "Blancs" à Tombouctou

L'Afrique à travers la presse allemande passe d'abord par le Mali. Tombouctou a été reconquise. L'armée malienne est présente dans la ville. Mais c'est précisément ce qui inquiète de nombreux Touaregs et Arabes.

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Soldats maliens à Tombouctou

Ils craignent des représailles, comme ce vieil Arabe présenté dans un article de die tageszeitung. Il s'appelle Dahama, il a 70 ans, et il ne quitte plus sa chambre. Lui, sa jeune épouse et leur petite fille font partie des rares Arabes qui vivent encore à Tombouctou, écrit le journal. Personne n'ose dire combien ils sont. La peur est grande. Le groupe Ansar Dine, qui a occupé la ville pendant dix mois avant l'intervention française de janvier dernier, est certes parti depuis longtemps, mais c'est à présent l'armée malienne qui est sur place. Et si elle a pour mission de veiller à la sécurité, Touaregs et Arabes ne se sentent pas en sûreté, poursuit le journal. amnesty international et Human Rights Watch ont publié récemment des rapports sur les atteintes aux droits de l'homme commises par les soldats maliens. Il est question de disparitions forcées et de tortures. Le vieux Dahama raconte qu'ils sont aussi venus chercher ses deux fils, Mohammed et Danna. Ils ont une vingtaine d'années. Des soldats les ont emmenés. C'était il y a trois mois. Depuis, leur père n'a plus entendu parler d'eux.

Soldaten der Armee Malis

Formation de soldats maliens à Koulikoro

Dans le sud du Mali la formation de cette même armée malienne par les instructeurs de l'Union européenne se poursuit. Un premier bataillon de 750 hommes a été formé, et comme le note die tageszeitung dans un autre article, une cérémonie de clôture, avec parade militaire, devait être le premier succès visible de cette formation à laquelle participe également la Bundeswehr, l'armée allemande. Mais la direction de l'armée a annulé la fête. Selon la presse malienne, les soldats avaient exigé des "primes de front" et des promotions. Or comme l'a souligné le ministre malien de la défense, pour toucher une prime de front, il faut d'abord aller au front, lit-on dans cet article de die tageszeitung.

Mogadischu Sanierung Restauration Aufbruch

Coup de peinture pour rénover Mogadiscio

Pas de soldats allemands à Mogadiscio

L'armée allemande est aussi associée à la formation d'autres soldats africains. Il s'agit des soldats somaliens formés en Ouganda dans le cadre d'une mission européenne. Mais la formation en Ouganda va bientôt prendre fin. Et l'Allemagne, explique un quotidien, n'est pas disposée à la poursuivre en Somalie. Comme l'écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung, un porte-parole du ministère de la défense a déclaré au journal qu'une participation de la Bundeswehr à la future formation des soldats somaliens en Somalie n'était pour l'instant pas prévue. Le camp d'entrainement en Ouganda sera fermé d'ici à la fin de l'année. Jusqu'à présent les Européens ont formé 3 000 recrues somaliennes en Ouganda. A l'avenir ils devront conseiller les forces armées somaliennes dans la mise en place de leurs propre système de formation, et former des spécialistes somaliens. Après des années de guerre civile, l'Union européenne juge la situation à Mogadiscio suffisamment stable pour transférer progressivement la mission à l'aéroport de la capitale somalienne où le nouveau quartier général de la mission européenne a été inauguré début mai . Mais poursuit le journal, alors que la France, la Grande Bretagne, l'Italie et l'Espagne envoient des soldats à Mogadiscio, le ministère allemand de la défense juge les garanties de sécurité insuffisantes.

Südafrika Nelson Mandela Genesungswünsche Gebet

Prières pour Mandela dans une église de Soweto

Préparer l'après-Mandela

L'Afrique du sud est aussi très présente dans la presse allemande. En date du 14 juin, Nelson Mandela continue de recevoir un traitement pour son infection pulmonaire. C'est la quatrième fois depuis le mois de décembre, note le Tagesspiegel de Berlin, que Nelson Mandela est hospitalisé. Mais alors qu'auparavant des bulletins apaisants étaient publiés, cette fois-ci le gouvernement prépare le pays à la mort prochaine de Mandela. Selon le journal de Johannesburg "The Star", qui se réfère à des sources confidentielles, le plan logistique du gouvernement mis au point pour le décès de Mandela, connu sous le nom de "Plan M" a été réactivé. Il s'agit pour le gouvernement, poursuit le journal, de garder le contrôle de la situation. Beaucoup d'observateurs craignent que la frustration accumulée dans le pays ne donne lieu à une explosion de violence, surtout dans les townships. Cela serait extrêmement désagréable pour le gouvernement. Cela se produirait sous les regards de l'opinion publique mondiale, car les obsèques de Mandela devraient non seulement figurer parmi les plus grandes funérailles officielles de tous les temps mais être aussi un gigantesque événement médiatique international.

Reinhard Bonnke in Nigeria

Reinhard Bonnke au Nigeria en 2001

Un évangéliste allemand à Nairobi

L'engouement pour les sectes et les prédicateurs de tous bords n'est pas un phénomène nouveau en Afrique. Il a été confirmé par la visite d'un évangéliste allemand au Kenya. Reinhard Bonnke, 73 ans, a passé quelques jours à Nairobi lit-on dans la Süddeutsche Zeitung. Celui qui s'est lui même donné le surnom de "moissonneur de Dieu" a promis des guérisons en série, le tout au nom de Jésus. Reinhard Bonnke qui a créé à Francfort une oeuvre missionnaire appellée "Christ pour toutes les nations" poursuit depuis des décennies un grand objectif, note le journal: "purifier l'Afrique avec le sang de Jésus". Mais son passage engendre parfois des catastrophes. En 1991, il était dans le nord, majoritairement musulman, du Nigéria. Après un meeting des violences éclatèrent qui firent près de 300 morts. Depuis, Bonnke est moins ouvertement provocateur et plus d'un chef d'Etat africain aime à se montrer avec lui. A Nairobi le président Uhuru Kenyatta et le vice-président William Ruto lui ont tous les deux fait l'honneur de monter sur scène à ses côtés.

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