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Afrique

"La nouvelle Gambie" encore un rêve?

Rarement une élection n’a suscité autant d’espoir sur le continent africain que celle de Adama Barrow à la tête de la Gambie, au mois de décembre dernier après 22 ans de gestion très critiquée de Yaya Jammeh.

Mais six mois plus tard, à l'exception notable de la liberté d’expression, les autres changements escomptés tardent à prendre forme. Certains acquis seraient même en train de s’effriter. 

La nouvelle Gambie que le président gambien Adama Barrow avait promise à son peuple, il y a six mois, quand il s'est installé à la tête du pays, reste encore un rêve. En dehors de la liberté d’opinion, rien de significatif n’a changé dans le pays. C’est du moins le constat fait par bon nombre d’observateurs comme le journaliste Amadou Khalil Diémé. Il estime que "certes, il y a la liberté qui est revenue, surtout la liberté d'expression qui était absente en Gambie sous le règne de Yaya Jammeh. Mais l'économie gambienne est en souffrance." Malamine Bodian, un autre observateur note pour sa part un certain recul par rapport beaucoup d’acquis du temps de Yaya Jammeh et notamment sur le plan sécuritaire. Il affirme que "les six premiers mois de Adama Barrow à la tête de la République de la Gambie n'ont pas connu de changements notoires. Les gens s'attendaient dans plusieurs domaines à des changements mais au contraire on a constaté que les choses qu'on avait oubliées sont en train de revenir. On a constaté qu'il y a des vols à main armée. On a aussi constaté que la vente et la consommation de drogues est en train de prendre une ampleur inquiétante.

"Le danger est en interne"

S’exprimant sur le sujet lié à une éventuelle menace pour Adama Barrow représentée par les anciens soldats fidèles à Yaya Jammeh, le professeur Amadou Fall chercheur et spécialiste de la géopolitique en Afrique rejette cette thèse "s'il y a un danger aujourd'hui c'est en interne, dans la manière de gérer un Etat, dans l'inexpérience des hommes qui sont arrivés au pouvoir en gambie." Le président Yaya Jammeh contraint de quitter le pouvoir par les troupes de la CEDEAO, au lendemain de l’élection présidentielle controversée de décembre dernier, vit en exil en Guinée Equatoriale. Le mandat de ces troupes qui devaient quitter le territoire gambien au bout de trois mois a été récemment prolongé d'une année.

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