La Norvège, un Etat de droit | Vu d′Allemagne | DW | 17.04.2012
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Vu d'Allemagne

La Norvège, un Etat de droit

Les journaux commentent largement le procès d'Anders Breivik qui s'est ouvert lundi en Norvège. Cet extrémiste de droite est jugé pour le massacre de 77 personnes l'été dernier à Oslo.

Anders Breivik à l'ouverture de son procès

Anders Breivik à l'ouverture de son procès

La seule personne pour qui Anders Breivik éprouve de la compassion c'est lui-même, constate die Welt qui titre par ailleurs son éditorial "le supplice des Norvégiens". Le procès qui doit durer environ 10 semaines s'annonce extrêmement éprouvant pour ce pays réputé pour sa tranquilité et sa qualité de vie. Le comportement et les premières déclarations d'Anders Breivik ont donné un avant-goût du personnage. Il plaide la légitime défense, reconnaît les faits mais se dit non coupable. Avoue qu'il aurait aimé tuer encore plus de monde. Bref, poursuit le quotidien, il aurait sûrement été plus simple et moins douloureux pour les Norvégiens de l'enfermer directement, sans autre forme de procès. Mais le fait que le tueur se retrouve devant la justice témoigne justement de la force de l'Etat de droit en Norvège.

Un avis que partage la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L'issue du procès reste totalement ouverte. Soit Anders Breivik sera reconnu responsable de ses actes et condamné. Soit celui qui se prend pour le sauveur du peuple norvégien sera déclaré irresponsable et sera envoyé sans verdict dans un établissement psychiatrique. C'est une bonne chose que ces deux possibilités existent et que ce soit à des juges et non pas à des psychiatres de trancher. Dans le cas contraire, la justice n'aurait pas été véritablement rendue aux victimes.

Bundestag / Plenum / Berlin

A l'avenir, certains députés pourraient ne plus avoir le droit à la parole

La démocratie en danger ?

A la Une de die tageszeitung, il est question du débat qui agite en ce moment les parlementaires allemands. Pour résumer, il s'agirait de réduire voire de supprimer le temps de parole des députés dissidents. L'idée a provoqué de tels remous que la décision a pour le moment été reportée. De nombreuses voix se sont en effet élevées pour dénoncer une mesure qui menacerait la démocratie. Pour die taz, ce n'est pas la bonne polémique. Le bon fonctionnement du Parlement est effectivement menacé mais par autre chose. Le véritable danger se trouve dans la pression à laquelle sont soumis les députés pour adopter des lois, des plans de sauvetage économique et des mesures sur l'euro. C'est cette pression là et non celle des voix discordantes qui laisse trop peu de place à une volonté politique sérieuse et met à mal la démocratie.

Auteur : Konstanze von Kotze
Edition : Cécile Leclerc

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