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Afrique

La nécessité de l'enquête internationale en RDC

Les enquêtes menées par la justice congolaise ne rassurent pas la Commission des droits de l'Homme de l'ONU qui compte faire toute la lumiere sur des atrocité commises dans le Kasai.

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"Le gouvernement n'a pas mené des enquêtes significatives..." Ravina Shamdasani

Après l'annonce du gouvernement congolais de vouloir présider les travaux d'enquête conjointe avec les experts de l'ONU sur les crimes commis dans le Kasaï, la question devait faire l'objet d'une réunion ce vendredi du conseil des droits de l'Homme des Nations Unies, selon une source a Genève. 


Pour le porte-parole de la majorité présidentielle en RDC, le gouvernement congolais mène déjà des enquêtes et c'est à la Commission des droits de l'Homme de s'associer si elle a de nouveaux éléments à apporter. André Alain Atundu indique que la procédure est normale. Selon lui, les crimes ont été commis sur le sol congolais, il est donc hors de question que les juges congolais soient relégués au second plan.


Pour l’heure, deux procès sont en cours contre des responsables présumés des massacres. L'un à Kananga, au Kasaï central. L'autre à Mbuji Mayi, dans le Kasaï oriental. Ces procédures judiciaires ne rassurent pas la Commission de l’ONU pour les droits de l’Homme. C'est ce qu'affirme Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut Commissariat des droits de l’Homme :

« Le gouvernement congolais n’a pas mené des enquêtes significatives sur la conduites des éléments de la FRDC et de la Police Nationale. C’est pour cela  que le Haut Commissaire a appelé aujourd’hui le Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies à établir une  enquête internationale sur les violations graves. »


De son côté, le porte-parole de la majorité balaie d'un revers de la main toutes ces accusations. Selon André Alain Atundu, la justice congolaise a sa manière de procéder, même si celle-ci ne va pas toujours dans le sens de l’opinion :

« La justice ne fonctionne pas comme cela et ils le savent très bien. On vous inculpe aujourd’hui, mais il faut que tous les actes soient posés conformément aux dispositions légales. Par exemple, l’honorable Kanku a été cité, mais on ne peut pas aller le prendre automatiquement, ça c’est une voie de fait »

Le Haut Commissariat des droits de l’homme estime néanmoins que le gouvernement congolais pourra collaborer pour faire la lumière sur les crimes commis dans le Kasaï. Une collaboration qui, selon André Alain Atundu, doit se baser sur le respect des uns et des autres.

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