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Afrique

La Monusco aurait permis d'atténuer la répression?

Selon plusieurs ONG, au moins 34 personnes ont été tuées dans le pays depuis le 19 décembre - le bilan aurait-il été bien pire, sans l'intervention des forces de l'ONU?

Selon plusieurs responsables de défense des droits de l'homme joints à Kinshasa et en province, la présence de la Monusco a été dissuasive et a permis d'éviter certains massacres. C'est certain, la mission de l'Onu n'a pas empêché totalement les tueries. Il faut rappeler que les manifestations des 19 et 20 décembre derniers étaient spontanées. C'est à dire qu'aucun parti politique n'avait appelé à manifester. Ce sont des populations qui aspiraient à une alternance démocratique au sommet de l'Etat qui sont descendues dans la rue. Ibefo Dolly est membre de l'ONG "La Voix des sans voix". 

"Les personnes qui ont été tuées c'étaient des jeunes gens qui barricadaient les grandes artères dans les grandes villes comme Kinshasa, Goma, Lubumbashi. Et d'autres personnes étaient tuées dans leur maison. Les militaires, lorsqu'ils pourchassaient les gens, ils rentraient dans des concessions et c'est là qu'ils ont tué quelques personnes."

Demokratische Republik Kongo - Ausschreitungen in Kinshasa (Getty Images/AFP/J. D. Kannah)

L'Onu doit protèger les populations civiles

La Monusco a t-elle permis d'éviter des massacres ? 

Félix-Prosper Basse est porte-parole de la Monusco, défend les actions des Casques bleus: "Nous avons renforcé notre présence dans les provinces où nous sommes déployés. Nous avons multiplié aussi nos patrouilles particulièrement à Kinshas, des patrouilles de jour et de nuit. Nous avons aussi déployé nos équipes terrain pour rendre compte de ce qui est observé sur le terrain et aussi documenter les différentes violations des droits de l'homme qui pourraient être commises, aussi bien par les forces de l'ordre que par les manifestants. Mais tout cela a été fait en collaboration avec les forces armées de la RDC." 

Selon la Croix rouge congolaise, que nous avons jointe cet après midi, 22 décembre une dizaine de personnes ont été tuées lors des manifestations des 19 et 20 décembre. C'est le même bilan qui a été rendu public par le gouvernement congolais. L'organisation Human Rights Watch avance, elle, en revanche un bilan plus sévère, à au moins 34 le nombre de personnes qui ont été tuées par les forces de sécurité lors de manifestations contre le président Joseph Kabila. 

La CÉNI en campagne à Lubumbashi

Écouter l'audio 01:55

'Les mêmes causes produisent les mêmes effets' (Corneille Nangaa, CÉNI)

Le président de la CÉNI, Corneille Nangaa était à Lubumbashi, la deuxième ville du pays où nombre d'affrontements ont eu lieux, depuis le 19 décembre. Il a encouragé les habitants à se rendre dans les centres d'inscription électoraux, afin que "les mêmes causes" n'entraînent pas les mêmes effets dans les prochaines années. Alors même que dans la ville, des voix se font entendre pour que les responsables de la répression soient punies. Écoutez le reportage de notre correspondant, Patrick Kasonde en cliquant sur l'image ci-contre.

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