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Afrique

La médiation a du plomb dans l'aile au Mali

Le président burkinabé tente de relancer la médiation ouest-africaine dans la crise malienne. Cette énième négociation a-t-elle une chance d’aboutir ? A Bamako, beaucoup n’y croient pas véritablement.

Blaise Compaoré avait présidé la signature de l'accord de paix de juin 2013

Blaise Compaoré avait présidé la signature de l'accord de paix de juin 2013

Le président burkinabé Blaise Compaoré, également médiateur de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest dans la crise malienne, est à Bamako, loin des protestations de l’opposition burkinabé qui veut l’empêcher de modifier la constitution de leur pays. L'objectif de cette visite est de parvenir à un accord de paix définitif, en particulier avec la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad, le MNLA. Une démarche diversement appréciée au Mali. Moussa Ag Assarid est représentant du MNLA en Europe :

« C’est ce que nous nous avons toujours demandé. C’est une première de l’élection du président Ibrahim Boubacar Keita au pouvoir. Une première fois pour le président du Burkina Faso, médiateur de la CEDEAO, de se rendre à Bamako. Nous y croyons absolument parce que pour nous, jusqu’à preuve de contraire, c’est le médiateur dans ce conflit. »

C'est à Ouagadougou que le gouvernement malien et les rebelles touareg avaient signé un accord de paix en 2013

C'est à Ouagadougou que le gouvernement malien et les rebelles touareg avaient signé un accord de paix en 2013

Cette démarche a été bien accueillie par le MNLA, mais pas par la majorité des Maliens, si on en croit le politologue malien, Ndaye Issa :

« Blaise Compaoré, il faut le reconnaitre, suscite la méfiance, voire même un violent rejet de la part des Maliens. Personne ne lui fait confiance, en tout cas au niveau malien. Cela veut dire que sa médiation est déjà compromise. Pas seulement au Mali, mais dans les crises dans la sous-région, il n’inspire pas confiance. Quelqu’un qui n’est crédible chez lui, qui a beaucoup de problème avec son propre peuple ne peut pas résoudre les problèmes d’autrui. »

Du côté des autorités maliennes, Blaise Comparoré est le bienvenu, même si entre-temps il était dans une position délicate vis-à-vis du président Boubaccar Keita. Benson Diakité est le conseiller spécial du président malien :

« Dans un pays démocratique, chacun a le droit de s’exprimer, d’avoir des opinions. Ceux qui disent non, ont leurs raisons. De son côté, le gouvernement malien a pris la décision de faire appel à Blaise Compaoré qui est également le médiateur de la CEDEAO. »

Le chef de l'État burkinabè, un des nombreux médiateurs au Mali, ne semble donc plus jouer de rôle actif dans la résolution de la crise qui touche ce pays depuis 2012.

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