1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Dossier

La longue errance des réfugiés

Devant le manque de structure d'accueil ou de volonté politique, les demandeurs d'asile en Europe se retrouvent souvent dans des conditions de vie qui ne respectent pas les droits humains

Un jeune réfugié irakien dans un centre d'accueil de Munich

Un jeune réfugié irakien dans un centre d'accueil de Munich

Les chefs d’état et de gouvernement des 27 ont présenté, vendredi dernier à l’occasion du Conseil européen à Bruxelles, le Programme de Stockholm. Un nom un peu vague qui résume en fait les grandes lignes de la politique européenne des cinq prochaines années en matière d’immigration. Un programme qui a provoqué de fortes critiques de la part de plusieurs ONG, dont Amnesty International qui a critiqué notamment le fait que cette politique se focalisait surtout sur le retour des personnes sans prendre suffisamment en compte les droits humains ce qui est tout de même paradoxal pour l’Union européenne.

Au même moment, la Belgique est pointée du doigt pour ses carences en matière d’accueil des demandeurs d’asile. La Belgique n’est pourtant pas la plus mal placée en Europe dans ce domaine puisque le pays a transposé la directive européenne en matière de droit d’asile. Au total, ce sont 17 000 personnes qui peuvent être accueillies dans les centres belges.

Le problème c'est que l’organisation ne suit pas et actuellement ces centres sont saturés. L’état n’arrive plus à faire face à la demande. En novembre dernier, un camp de réfugiés a même vu le jour en plein cœur de la capitale. Une opération choc qui a beaucoup fait parler d’elle et qui était destinée justement à attirer l’attention sur la situation très difficile des demandeurs d’asile qui doivent bénéficier de conditions d’accueil humaines et décentes.

Clarisse Serignat a enquêté sur la situation des demandeurs d’asile en Belgique. Elle s’est rendue dans un des 19 centres d’accueil du pays.