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International

La Ligue arabe tente de parler d'une même voix

L'organisation panarabe, souvent décriée, essaie de trouver des positions communes sur les grands conflits. Pas facile.

Syrien Zerstörung in Jobar - Nahe Damaskus (Getty Images/AFP/S. Al-Doumy)

Comment finir la guerre en Syrie?

"Une coquille vide", "une institution moribonde à réformer d'urgence"… la presse n'est pas tendre avec la Ligue arabe, souvent fustigée pour son manque d'initiative, notamment dans la résolution des conflits aux Proche-et Moyen-Orient. Mais pour une fois, le sommet de la Ligue arabe s'est achevé en Jordanie sur des prises de position communes de ses membres. 


Adresse à Donald Trump

La Ligue arabe va s'adresser au président américain pour relancer avec lui les discussions de paix dans le conflit israélo-palestinien. Elle réitère son soutien à une solution à deux Etats. L'organisation panarabe espère relancer la feuille de route de 2002, en rétablissant des relations diplomatiques normales avec Israël, en échange de quoi l'Etat hébreu s'engagerait à permettre aux Palestiniens de fonder leur propre Etat à l'intérieur des territoires fixés en 1967.

Autre thème sur lequel tous les dirigeants des pays membres de la Ligue se sont accordés : la lutte contre le terrorisme international comme le groupe Etat islamique. Déclaration de l'hôte du sommet, Abdallah, le roi de Jordanie :

"Le terrorisme nous menace tous et détruit l'image de notre religion, l'islam. Le terrorisme tourne la tête à nos enfants et les privent de leur avenir. Nous devons nous unir pour combattre le terrorisme car le monde arabe et les musulmans en sont les premières victimes."

La Ligue arabe appelle aussi les Etats du monde à ne pas transférer leurs ambassades à Jérusalem, un appel clair lancé en direction de Donald Trump qui avait envisagé de le faire.

Ägypten Treffen der arabischen Liga (Getty Images/AFP/M. El-Shaded)

La délégation syrienne absente, comme au Caire en 2015

La Syrie en discussion

La Syrie aussi s'est invitée au sommet de la Ligue, bien qu'étant le seul pays arabe qui n'ait pas envoyé de délégué à Amman.  En 2011, le président Bachar al-Assad avait été exclu de l'organisation. Mais Antonio Guterres et son chargé de mission sur la Syrie étaient là. Ahmed Abu al-Ghait, secrétaire-général de la Ligue arabe :

"Parfois nous, Etats arabes, nous sentons impuissants face à ce qui se passe en Syrie. Et nous ne parvenons à aucune solution car celle-ci se trouve entre les mains d'autres acteurs. Mais c'est justement pour cette raison que nous devons adopter une position commune pour régler les conflits en Syrie et en Libye."

Mais pour l'instant, aucune décision ferme n'a été prise par la Ligue arabe pour venir en aide aux Syriens restés au pays et à leur 5 millions de concitoyens qui ont dû fuir.

 

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