1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Vu d'Allemagne

La libération des otages ne résout pas la crise

A la Une : la libération ce week-end en Ukraine des observateurs de l’OSCE. Les sept membres de l’organisation avaient été retenus pendant une semaine par des séparatistes pro-russes à Slaviansk, dans l’Est ukrainien.

Les otages libérés ont été accueillis à Berlin par la ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen

Les otages libérés ont été accueillis à Berlin par la ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen

La libération des observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europea (OSCE) été accueillie avec un grand soulagement en Allemagne, écrit die tageszeitung. Mais la fin de la prise d'otage ne change rien au conflit en Ukraine. Au contraire, les événements sanglants d'Odessa montrent que les affrontements risquent de s'étendre. Et l'autorité de l'Etat risque de disparaître. De là à une guerre civile ouverte, il n'y a plus qu'un tout petit pas.

Les combats se poursuivent à Slaviansk entre forces de sécurité et insurgés

Les combats se poursuivent à Slaviansk entre forces de sécurité et insurgés

La situation en Ukraine est de plus en plus confuse, renchérit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La Russie affirme ne plus avoir aucun contrôle sur les séparatistes dans l'Est du pays. Elle en a pourtant encore suffisamment pour avoir joué un rôle déterminant dans la libération des otages. L'un des objectifs de Moscou, c'est de faire paraître l'OSCE aussi faible et impuissante que possible. Pourtant, les services de l'organisation sont nécessaires pour que la date du 25 mai soit maintenue pour la présidentielle et pour que le scrutin ne tourne pas à la mascarade.

Avec la remise en liberté des observateurs, le président russe Vladimir Poutine peut se présenter comme un libérateur d'otages et comme un « ange de la paix », note la Frankfurter Rundschau. Mais les combats s'intensifient dans l'Est de l'Ukraine et le chaos joue essentiellement en faveur de Moscou. Une menace continue de planer sur l'Est et le Sud de l'Ukraine : celle d'une invasion militaire de la Russie. Il serait donc grand temps que les responsables à Kiev, à Berlin, à Bruxelles et à Washington développent une stratégie digne de ce nom face la crise.

Plusieurs dizaines de personnes ont trouvé la mort depuis vendredi à Odessa, dans le Sud de l'Ukraine

Plusieurs dizaines de personnes ont trouvé la mort depuis vendredi à Odessa, dans le Sud de l'Ukraine

La Süddeutsche Zeitung revient d'ailleurs sur le rôle de la chancelière allemande : étant donné qu'Angela Merkel n'a pas tourné le dos aux Etats-Unis après l'affaire Snowden, elle peut à présent être le principal partenaire européen du président Obama dans la crise ukrainienne. Et comme elle ne mise pas uniquement sur les sanctions contre la Russie, elle peut rester en contact téléphonique régulier avec Vladimir Poutine. La visite de Merkel à Washington a prouvé qu'Obama tient à sa partenaire allemande. Et la libération des otages a montré qu'il n'en est pas autrement pour Poutine.

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !