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Afrique

La libération des leaders anglophones vue comme un premier pas

La présidence camerounaise a annoncé mercredi la libération des leaders anglophones, ainsi que l'arrêt des poursuites judiciaires engagées contre eux. Une décision qui a fait réagir quelques anglophones.

Écouter l'audio 02:23

"C'est un grand pas vers le dialogue" (Felix Gana, parent d'élève)

Avec cette mesure, le gouvernement veut répondre aux préoccupations de la partie anglophone qui se plaint d’être marginalisée par la majorité francophone. Trois noms ont été cités dans le communiqué : l’avocat Felix Agbor Balla, le docteur Neba Fontem et Paul Ayah. Ils ont été arrêtés à la fin de l'année dernière et en janvier 2017 pendant les manifestations de protestation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du pays.

Ces leaders se sont déclarés non coupables des charges qui pesaient contre eux à savoir complicité dans l'hostilité contre la patrie, sécession, guerre civile et campagne pour le fédéralisme. Maître Harmony Bobga, membre du consortium des anglophones, dit ne pas être convaincu par cette décision qui ne fournit selon lui pas encore assez de garanties. "C’est une déception et c’est caractérisé. Normalement sur le plan administratif s'il y a une instruction officielle du président, elle doit être écrite et non pas orale. Mais sur ces documents on ne trouve aucune référence écrite à un arrêté ou quelque ordre  administratif du président qui a instruit le secrétaire général. Il peut donc se lever demain et décider de reprendre la procédure", poursuit-il.

Felix Gana, qui n'a pas envoyé ses enfants à l'école depuis janvier en signe de protestation estime que c’est un signe que le gouvernement est maintenant ouvert au dialogue :"C'est un grand pas vers le dialogue avec le gouvernement, pour qu'il y ait la paix, pour que les problèmes que la partie anglophone vit soient résolus. Les enfants vont retourner à l'école. Et ce retour à l'école est une bonne nouvelle."

Démilitariser le Cameroun anglophone

Dans une vidéo partagée après la libération des leaders anglophones, certains militants demandent au président camerounais, Paul Biya, de rappeler ceux qui sont en exil mais aussi les 5.000 soldats qu'il a déployé dans les régions anglophones.

Eric Fossung, un défenseur des droits humains basé à Yaoundé, demande également à Paul Biya de démilitariser le Cameroun anglophone : "Si on parle de paix, on n'a pas besoin d’une présence militaire. Ils ont arrêté les poursuites contre tous ceux qui sont concernés par les violences." Eric Fossung veut un Cameroun uni. "Nous sommes camerounais, dit-il et je ne pense pas qu'il y ait quelqu’un qui aimerait voir ce pays sombrer. Notre intérêt principal est que tout le monde soit ensemble pour qu’on construise le Cameroun."

Ce geste d'apaisement sera-t-il suffisant pour permettre la reprise des cours dans les zones anglophones? Peut-être, mais la tension est très vive à l’approche de la rentrée scolaire prévue pour lundi prochain.

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