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Afrique

La justice pénale en Afrique

La justice pénale en Afrique... C'est le thème d'une conférence qui s'est déroulée mardi à Berlin à l'initiative de la Deutsche Welle et de la fondation Konrad Adenauer.

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La justice Africaine toujours au centre des débats

Actuellement, plusieurs institutions juridiques sont à la disposition des pays africains : des institutions internationales d'abord : la Cour Pénale Internationale, chargée de juger les responsables de génocides, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, le Tribunal pénal international pour le Rwanda à Arusha ainsi que le Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Il existe aussi d'autres formes de juridiction, telles que la Commission vérité et réconciliation au Libéria, ou encore les gacacas, les tribunaux populaires rwandais. Doivent-ils coopérer entre eux? La réponse de Fatou Bensouda, procureur adjointe de la CPI :

"Tout à fait parce que c'est ét abli maintenant que la paix et la justice doivent travailler ensemble. Les deux ne s'excluent pas mutuellement. On doit trouver le moyen pour que les deux travaillent ensemble parce que c'est possible."

La CPI était d'ailleurs au centre des débats et des critiques: si 113 pays ont ratifié le statut de Rome à la base de l'institution, ils sont encore nombreux à ne pas la reconnaître, dont les Etats-Unis. Pire encore: un pays comme le Kenya qui fait partie de ceux qui ont ratifié le traité fondateur, a accueilli fin août le président soudanais Omar el-Béchir, lui même sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI. Par ailleurs, les procès qui y sont organisés traînent souvent en longueur et les jugements sont rares.

Niederlande Kriegsverbrechertribunal Den Haag Charles Taylor

Charles Taylor,l'ancien président Libérien face au Tribunal spécial pour la Sierra Leone

Le fait que la Cour siège aux Pays-Bas fait également dire à certains qu'elle est loin des réalités africaines, voire qu'elle est téléguidée par les pays du nord, alors qu'elle semble se concentrer sur des accusés africains, Thomas Lubanga, Jean-Pierre Bemba ou Omar el-Béchir pour ne citer qu'eux. Fatou Bensouda :

" C'était un pays africain qui était le premier à ratifier le statut de Rome, le Sénégal, et c'était aussi des pays africains qui ont rapporté les situations à la CPI. En conséquence, c'est à cause des pays africains que nous avons commencé à travailler à la CPI. Les victimes de ces conflits-là sont des Africains. Dire que la CPI a été établie pour juger les Africains, c'est pas vrai et c'est pas juste."

La CPI compte 28% de juges africains, et elle examine actuellement des plaintes déposées par la Géorgie contre la Russie, suite au conflit en Ossétie du Sud en août 2008.

Auteur : Audrey Parmentier
Edition : Georges I.Tounkara

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