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Afrique

La Guinée sous tension à l'approche des élections

Un calme précaire règne à Conakry après les affrontements de ces derniers jours. Les heurts qui ont opposé des jeunes de banlieue aux forces de l'ordre auraient fait une dizaine de morts.

Un quartier de Conakry

Un quartier de Conakry

Ces violences éclatent souvent lors de la répression de manifestations notamment à l'appel de l'opposition. Il faut dire que la situation en Guinée semble de plus en plus inquiétante. Les violences de ces derniers jours le confirment, la tension monte dans le pays.

L'opposition conteste toujours

Jeudi, c'est lors d'une marche d'opposants que des affrontements ont été signalés. Vendredi, des échauffourées ont opposé des jeunes habitants dans les banlieues et des forces de l'ordre lors d'une opération ville morte à l'appel de l'opposition. Depuis selon divers sources la répression se poursuit. L'opposition guinéenne continue de contester la date du 30 juin fixée par décret présidentiel pour la tenue des législatives et de réclamer des élections libres et transparentes. Selon Souleymane Bah, Président de la coordination guinéenne des droits de l'homme, un certain nombre de dispositions doivent être prise pour un retour à la normal et l'organisation d'élections apaisées en Guinée :

« Si l'opposition est en train de réagir, c'est parce qu'elle n'est pas satisfaite de ce qui se passe au niveau de l'organisation de ces élections. Il faut que toutes les parties acceptent qu'il y ait le dialogue, que le président Alpha Kondé revienne sur le décret qu'il a pris et que la communauté internationale s'implique dans cette affaire. »

Manifestation dans les rues de Conakry

Manifestation dans les rues de Conakry

Le silence de la communauté internationale

Du côté du pouvoir on se dit ouvert au dialogue, seulement celui mené depuis plusieurs jours déjà par le facilitateur de l'ONU Said Djinnit piétine. De son côté la communauté internationale ne semble par pour l'heure préoccupée par la situation en Guinée. Pour Babacar Gueye, politologue et enseignant à l'université Cheik Anta Diop de Dakar cela peut s'expliquer :

« La communauté internationale met plus en avant la sécurité, la lutte contre le terrorisme est placée en première ligne, les questions relatives au droits de l'homme a la démocratie sont un peu reléguées au second plan. Je ne pense pas que la communauté internationale considérera ce qui se passe en Guinée comme prioritaire, elle réagira quand le pouvoir en place commencera à perdre le contrôle. Il faut nécessairement un dialogue sinon cette situation va dégénérer. »

Pour l'instant le dialogue ne semble pas réussir en Guinée pour l'organisation d'un scrutin apaisé. Faute de consensus avec l'opposition ces élections ont déjà été repoussées à plusieurs reprises.

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