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Afrique

La Guinée-Bissau, un an après le putsch

Il y a tout juste un an, à la veille de la présidentielle, des militaires prenaient le pouvoir par la force en Guinée-Bissau. Depuis, la situation ne s'est guère améliorée et la population attend toujours des élections.

Carlos Gomes Junior n'y était pas vraiment préparé. Au soir du 12 avril 2012, des visiteurs enfoncent violemment sa porte d'entrée. Ce soir-là, celui qui était encore le Premier ministre de la Guinée-Bissau est arrêté dans sa propre maison par des militaires, sans autre forme de procès.

Candidat à une élection présidentielle avortée, il était donné favori du premier tour avec 49% des suffrages. Mais Carlos Gomes Junior s'était attiré les foudres des militaires. Il prévoyait en effet de réduire drastiquement leur pouvoir. Et le pouvoir militaire, qui a eu le dessus ce jour-là, a imposé aux Bissau-Guinéens un gouvernement de transition, civil certes, mais sans légitimité.

Carlos Gomes Junior

Le coup d'État militaire du 12 avril a mis fin au régime du Premier ministre Carlos Gomes Junior

À quand les élections ?

Depuis le coup d'État, rien ou presque n'a changé dans le pays. Des élections, promises et attendues, n'ont toujours pas eu lieu. L'ancien président du Timor oriental et prix Nobel de la paix, José Ramos-Horta, est le représentant spécial des Nation unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau. Voici ce qu'il demande :

« Des élections d'ici la fin de l'année. De plus, il faut qu'un gouvernement ouvert à tous, donc doté d'une plus grande légitimité, soit mis en place le plus rapidement possible, c'est-à-dire à partir d'avril-mai. Ce gouvernement organiserait alors l'élection. La mobilisation des moyens financiers et matériels n'est pas compliquée pour cette élection. En revanche, ce qui est plus difficile et plus sensible, c'est l'aspect politique. »

Guinea-Bissau Alltag im Militärputsch

Isolée sur le plan international, la Guinée-Bissau peine à relever son économie

Croissance en berne

Pourtant, des élections seules ne parviendront pas à panser tous les maux de la Guinée-Bissau. C'est ce que pense Paulo Gorjão, directeur de l'Institut portugais de relations internationales et de sécurité :

« Rétablir l'ordre prévu par la Constitution ne suffit pas, même si cela est très important. Il est indispensable de régler une fois pour toutes les problèmes qui minent le pays. Tout le monde sait - que ce soit dans le pays ou à l'extérieur - quels sont ces problèmes : tout d'abord la réforme des forces de combat et ensuite une politique plus agressive envers le commerce de la drogue. »

La croissance économique de la Guinée-Bissau fait le dos rond depuis le putsch. D'un côté, les bailleurs de fonds internationaux ont cessé de verser leurs aides. De l'autre, les investisseurs se méfient de la situation instable du pays. Pourtant, c'est bien la croissance qui aidera à résorber la pauvreté. La Guinée-Bissau fait partie des derniers pays du monde, dans la liste dressée par les Nations unies en ce qui concerne l'indice de développement humain.

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