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International

La guerre oubliée du Yémen

Dix mille personnes ont été tuées dans les combats ces deux dernières années au Yémen. Le reste de la population vit dans la peur et le dénuement.

Jemen Sanaa Huthi Kämpfer (Reuters/M. al-Sayagh)

De jeunes combattants houthis (Reuters/M. al-Sayagh)

Le vice-prince héritier saoudien entame aujourd’hui un voyage aux Etats-Unis. Il doit rencontrer Donald Trump jeudi prochain. L’Arabie saoudite est à la tête d’une coalition qui mène toujours des opérations militaires au Yémen pour appuyer le régime en place, contre les rebelles houthis soutenus, eux, par l’Iran. 

Jemen Luftangriff auf Sanaa (Reuters/K. Abdullah)

Les bombes pleuvent sur Sanaa (Reuters/K. Abdullah)

La guerre entre houthis et le gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale, a plongé la population yéménite dans la misère.  Retour sur une tragédie oubliée, avec Jürgen Stryjak et Sandrine Blanchard.

« Les jets bombardent aveuglément les maisons et les civils. Juste à côté, ils ont tué mon voisin, sa femme et leur petit-fils. »

Sultan Awad est vendeur de légumes à Taizz. Cette ville du sud-ouest du Yémen, occupée par les rebelles houthis, est située dans la zone où les combats sont les plus violents. Comme en témoigne également cet autre habitant, Said Hassan :

« A partir de trois heures de l‘après-midi, les rues sont désertes. Les gens se dépêchent de rentrer chez eux par peur des bombes. »

Des bombes larguées par des avions saoudiens sur des quartiers habités. Depuis mars 2015, le président Abd Rabbo Mansour Hadi est soutenu par la coalition menée par l’Arabie saoudite.

 

Un Etat en déliquescence


L’autorité de l’Etat yéménite s’est effondrée, laissant des pans entiers du territoire aux mains de milices armées. En 2014, les Houthis ont réussi à contrôler Sanaa, la capitale. Au départ, leur soulèvement était destiné à protester contre les discriminations subies par les chiites yéménites, mais l’entrée en lice des grandes puissances régionales a plongé le pays dans une guerre civile qui dépasse les frontières du Yémen.

En deux ans, plus de 10 000 personnes sont mortes dans les combats. Et des millions de civils vivent dans la désolation. Ali, habitant de Sanaa, témoigne :

« Nos vies sont détruites. Nous vivons sous des bâches, sans cuisine, sans toilettes. On n’a même pas de couverture pour les enfants. Les vivres qu’on nous donne nous permettent tout juste de ne pas mourir de faim. »

Trois millions de personnes sont menacées de famine. En particulier, des enfants. L’UNICEF au Yémen alerte sur la malnutrition qui fait d’autant plus de ravages que le système de santé est à terre. L’année dernière, au moins 10 000 enfants sont morts de maladies qui auraient pu être soignées. 

***
En février, la Deutsche Welle avait annoncé que plusieurs banques allemandes, parmi lesquelles la Deutsche Bank et la Commerzbank, avaient fermé, sans donner de justification, les comptes de près de 100 ressortissants yéménites en Allemagne : des étudiants, des hommes d’affaires, des diplomates. Dans une lettre adressée à la DW, la Commerzbank précise que ces mesures ne visent pas des citoyens yéménites en particulier, mais la République du Yémen dans son ensemble.  La banque se refuse à tout commentaire supplémentaire. 
 

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