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Afrique

La grève des étudiants continue au Niger

Le ministre de l'Enseignement supérieur a été remplacé et quatre leaders syndicaux ont été libérés. Les étudiants maintiennent toutefois leur mot d'ordre de grève jusqu'au paiement de leurs bourses.

Les chaises dans les salles du campus de l'université de Niamey resteront vides jusqu'au paiement des bourses

Les chaises dans les salles du campus de l'université de Niamey resteront vides jusqu'au paiement des bourses

Les représentants syndicaux des universités, lycées, collèges et écoles professionnelles du Niger se sont réunis tout l'après-midi, à Niamey, pour arriver à une conclusion : ils poursuivront leur grève jusqu'au paiement des bourses, qui n'ont pas été versées depuis deux semestres. C'est l'une des revendications qui avaient conduit à la manifestation du 10 avril, lors de laquelle un manifestant a été tué. Yayé Djibo est secrétaire général adjoint de l'Union des Scolaires Nigériens. Il est l'un des leaders syndicaux libérés mardi soir:

"On est dans une situtation où il faut créer les conditions pour ramener la sérénité. Et je crois qu'un pas a été fait par les autorités et de notre côté, nous allons au moins demander le paiement des bourses avant le début des activités académiques."

Année "blanche" en perspective

Les revendications des étudiants concernent l'amélioration des conditions d'études, principalement sur le plan financier. "On sent qu’il y a une menace sérieuse sur l’année académique en cours, qui risque de nous amener à une année blanche. Et ca c’est très grave." déplore Nouhou Arzika, du Mouvement pour la Promotion de la Citoyenneté responsable.

La manifestation du 10 avril a donné lieu à des violences et entraîné la mort d'un étudiant

La manifestation du 10 avril a donné lieu à des violences et entraîné la mort d'un étudiant

Selon lui, les revendications sont d'autant plus légitimes que le Niger présente des résultats médiocres en matière scolaire et universitaire. Selon lui, le problème relève avant tout de la mauvaise gouvernance. Avec plus de 45 ministres et conseillers, il dénonce le train de vie de l'Etat "astronomique" et les contradictions du président Issoufou:

"C'est lui qui a proposé de consacrer 25% du budget de l'Etat à l'école en général. Depuis qu'il l'a dit, il n'a même pas mis 15%. Le fait de ne pas respecter cet engagement et de détourner cet objectif et ces ressources pour des raisons politiciennes, cela donne évidemment les résultats que nous avons."

Appels au limogeage du ministre 

Sur le groupe Facebook public de l'Union des Scolaires Nigériens, les messages de condoléance et de solidarité continuent d'affluer. Certains expriment leur colère face au traitement réservé à l'ex-ministre de l'Enseignement supérieur. Mohamed Ben Omar a en effet gardé un fauteuil au gouvernement en prenant la place laissée vacante par son remplaçant au ministère du Travail. Un remaniement qui passe mal auprès des étudiants. Pour eux, Mohamed Ben Omar est celui qui a entraîné la mort de leur camarade Bagalé Kelloumi Malah, le 10 avril, en envoyant les forces de l'ordre sur le campus de Niamey. "Nous ne pouvons pas comprendre qu'une personne responsable de la mort d'un scolaire et dont l'USN demande le départ pur et simple soit juste affecté à une autre ministère, c'est de la mauvaise foi, déplore Yayé Djibo. Nous pensons toutefois que tant que les intérêts des scolaires sont garantis, nous n'allons pas entrer sur le terrain glissant qui va vers la politique."

Parallèlement à la commission d'enquête indépendante qu'ils réclament, les étudiants de l'USN envisagent de déposer une plainte commune avec la famille de Bagalé Kelloumi Malah pour obtenir justice.

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