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Vu d'Allemagne

La Grèce sortie d'affaire ?

Soulagement dans la zone euro, suite à l’accord trouvé mardi sur un nouveau plan d’aide à la Grèce. Il prévoit des prêts de 130 milliards d’euros et l’annulation d’une partie de la dette par les créanciers privés.

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Quel avenir pour la Grèce au sein de la zone euro ?

Athènes échappe donc dans l'immédiat à la faillite. Mais le pays est-il pour autant sorti d'affaire ? Les éditorialistes allemands ne sont pas convaincus.

Les négociations des ministres des Finances de la zone euro ont duré toute la nuit de lundi

Les négociations des ministres des Finances de la zone euro ont duré toute la nuit de lundi

Personne ne peut dire aujourd'hui si le sauvetage financier de la Grèce va réussir, écrit le Handelsblatt. Au bout du compte, la remise de la dette par les créanciers privés ne va peut-être pas suffire. L'Allemagne et les autres Etats créditeurs devraient se préparer à l'éventualité de devoir annuler eux aussi une partie de la dette grecque.

Die Welt estime que l'accord des ministres des Finances va certes éviter à la population grecque les problèmes liés à un défaut de paiement, mais que les milliards d'aide fournis par les contribuables européens auraient été mieux investis pour aider le pays à redémarrer après une faillite. Car la décision des ministres va marquer durablement l'avenir de la zone euro : une union monétaire basée sur l'espoir, sur une aide constante des pays endettés et sur un déséquilibre de pouvoir entre les forts et les faibles.

Les Grecs manifestent contre les mesures d'austérité imposées par les bailleurs de fond

Les Grecs manifestent contre les mesures d'austérité imposées par les bailleurs de fond

Qui est véritablement sauvé par ce « plan de sauvetage » ? se demande la Tageszeitung. Certainement pas les Grecs : ils vont devoir vivre avec des salaires beaucoup plus bas, une protection contre le licenciement amoindrie et un système de santé plus mauvais. La plus grande partie des nouveaux crédits n'ira pas à l'Etat en difficulté, mais servira à rembourser la dette. L'accord profite donc plus aux créanciers qu'à la population. Le danger de voir la Grèce plonger dans un chaos politique et social n'a jamais été aussi grand.

Rien n'est épargné aux Grecs, renchérit la Frankfurter Rundschau. L'Etat poursuit ses coupes sociales, les salaires et les retraites diminuent. La zone euro au contraire a fait un pas en avant. Car elle n'a jamais souffert de l'endettement d'Athènes. Son problème, c'est que la Grèce n'est pas un cas à part : tous les pays européens engendrent des nouvelles dettes de plusieurs milliards et suscitent la méfiance des marchés financiers. C'est seulement à cause de cela que le « virus grec » risque de se propager et à terme de détruire la zone euro. Le nouveau programme d'aide diminue ce risque : il fait gagner du temps aux autres Etats pour montrer que l'argent des investisseurs est en sécurité chez eux. Et il fait gagner du temps à l'Europe pour isoler le problème grec. Mais les problèmes des Grecs, eux, ne font que commencer.

Auteur : Aude Gensbittel
Edition : Konstanze Von Kotze

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