La Grèce respire mais pour combien de temps? | International | DW | 03.05.2010
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International

La Grèce respire mais pour combien de temps?

Le plan de 110 milliards d'euros débloqué hier par les Européens et le Fonds monétaire international va permettre à la Grèce d'échapper à la faillite mais à plus long terme, les incertitudes persistent

Le plan de sauvetage marque-t-il vraiment la fin de la tragédie grecque?

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Après la satisfaction qui a suivi la signature de cet accord – lequel a nécessité de longues semaines de tractations entre les capitales européennes – vient l'heure des interrogations et des doutes. Tout d'abord les 110 milliards d'euros débloqués seront-ils suffisants? 80 milliards d'euros vont être versés par les pays de l'Union européenne - dont 22 milliards par l'Allemagne - et trente milliards par le FMI. Mais si la Grèce avait besoin de plus d'argent, il est fort probable que cette fois, cette rallonge pourrait lui être refusée.

Pire encore, si d'autres pays faisaient défaut, comme l'Espagne, le Portugal ou l'Irlande, le montant total de l'aide nécessaire pourrait atteindre 500 milliards d'euros. Autant dire que cette somme serait très difficile à réunir. C'est pourquoi les marchés aujourd'hui ne sont pas rassurés en dépit de cet accord.

Exigence de justice

Berlin devrait signer un chèque de 22 milliards d'euros pour la Grèce

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Ceux-ci se demandent en effet si le remède n'est pas pire que le mal et si la Grèce peut supporter le traitement qui lui est imposé. Car ces 110 milliards d'euros n'ont pas été donnés sans conditions. La Grèce va devoir faire le ménage dans ses dépenses publiques afin d'épurer son déficit. « Cette aide est soumise à de fortes conditions et elle aborde les défis politiques d'une manière décisive. Nous pensons que cela aidera à rétablir la confiance et préserver la stabilité financière dans la zone euro », a rappelé le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet.

Rétablir la confiance : c'est à voir. En effet, les marchés doutent du fait que l'économie grecque soit assez forte pour survivre à cette cure d'austérité. Enfin, est-il réaliste de prévoir que la Grèce va réduire son déficit public de 14% du Produit intérieur brut aujourd'hui à moins de 3% d'ici 2014? Et ceci, en faisant supporter aux salariés la charge principale de ces mesures ?

Autant dire que ce plan d'austérité risque d’échouer si l'opinion publique a l'impression que ce sont toujours les mêmes, c'est-à-dire le peuple, qui payent. Le gouvernement grec devra donc satisfaire cette exigence de justice s'il ne veut pas devoir affronter de graves troubles sociaux.

Auteur : Jean-Michel Bos

Eition : Elisabeth Cadot

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