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International

La Grèce promet, l'Europe signe

L’accord pour aider la Grèce devait être entériné dimanche avec la réunion des ministres des finances de la zone euro. Mais pour cela, la Grèce a dû promettre à ses partenaires une cure d'austérité inédite

Après des semaines d'hésitations, les pays de la zone euro ont accepté de venir au secours de la Grèce

Les pays de la zone euro ont finalement accepté de venir au secours de la Grèce

Après des semaines d'atermoiements en raison en grande partie de l'Allemagne qui freinait des quatre fers, les Européens ont enfin compris qu'ils avaient intérêt à donner une signal fort au monde en général et aux marchés en particulier sans quoi, plus ils attendraient, plus la faillite de la Grèce serait probable et surtout, allait coûter de plus en plus cher.

Mais pour cela, et suivant en cela la ligne dure de l'Allemagne qui veut imposer sa rigueur budgétaire à toute la zone euro, la Grèce est en train de promettre un peu tout et n'importe quoi. Par exemple : faire baisser de dix points son déficit public qui devrait passer d'environ 14% de son Produit intérieur brut aujourd'hui à 4% d'ici la fin 2011. Autant dire que c'est une thérapie de choc sans précédent au sein de la zone euro que les Grecs sont sommés d'accepter.

Survie du pays

Le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, lors d'une conférence de presse à Berlin

Le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble et le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d'une conférence de presse à Berlin

Le nouveau plan en discussion devrait présenter des économies allant jusqu'à 25 milliards d'euros qui vont s'ajouter à un premier plan de 5 milliards d'euros déjà présenté le mois dernier par Athènes. Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a invoqué aujourd'hui rien moins que la "survie du pays" pour justifier ces mesures de rigueur.

Des mesures ahurissantes qui pourraient ainsi faire passer l'âge de la retraite de 55 ans à 67 ans en une seule fois. Ou bien supprimer des avantages sociaux comme les 13e et 14e mois que touchent les salariés en Grèce. Tout ceci va bien sûr va attiser les tensions sociales. "Notre gouvernement nous met la pression, il fait du chantage et refuse de négocier. Il prévoit des coupes drastiques pour les salariés, des réductions qui vont freiner la croissance et nous conduire à la récession", a martelé le président de la Confédération générale des travailleurs grecs, Yannis Panagopoulos.

Révolte de la rue

Jeudi soir, des manifestants ont tenté de forcer les portes du ministère des finances à Athènes

Jeudi soir, des manifestants ont tenté de forcer les portes du ministère des finances à Athènes

Le risque de révolte de la rue est donc un réel danger. Jeudi soir, des manifestants ont voulu entrer de force dans le ministère des finances à Athènes et ont été repoussé par les forces de police qui ont dû faire usage de gaz lacrymogènes.

La grande journée de mobilisation de mercredi prochain, le 5 mai, pourrait donner lieu à des débordements de violences tant l’exaspération du peuple grec est à son comble.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Carine Debrabandère

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