La Grèce et l′Espagne menacent les pays ″vertueux″ | Europe | DW | 24.07.2012
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Europe

La Grèce et l'Espagne menacent les pays "vertueux"

Nouveau rebondissement de la crise de la zone euro avec un avertissement de l'agence Moody's sur l'Allemagne. En cause : les risques financiers que font courir des pays comme l'Espagne ou la Grèce.

L'Allemagne risque de voir son fardeau s'allonger pour soutenir les États en difficulté

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En effet, force est de le constater, les remèdes de cheval - les mesures d'austérité - que l'on a administrés aux divers pays malades, n'ont rien guéri du tout. La crise rebondit régulièrement car les pays s'enfoncent dans la récession. Et la Grèce a fait son retour sous le feu des projecteurs avec la menace du Fonds monétaire international (FMI) de ceser de prêter des fonds à ce pays, alors qu'elle attend une prochaine tranche d'aide en septembre. La troïka (FMI, BCE et Commission européenne) se rend aujourd'hui à Athènes. Son rapport doit être présenté en septembre

La Grèce pourra-t-elle se maintenir dans la zone euro ? La question est de nouveau à l'ordre du jour

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Economie exangue

Mais d'ores et déjà, on sait que la mise en œuvre des programmes a pris un retard important à cause des deux scrutins législatifs du printemps. D'après les accords passés avec ses créanciers, Athènes doit ramener son déficit budétaire de plus de 9% du PIB en 2011 à 3 % en 2014 ! C'est un effort considérable en très peu de temps. Il exige près de 12 milliards de coupes supplémentaires.

Or, l'économie grecque est exsangue, elle est en récession pour la cinquième année consécutive. Le chômage touche près d'un quart de la population. Le Premier ministre grec a comparé la situation de son pays à la Grande Dépression des années 1930 aux États-Unis. Il cherche donc à gagner un peu de temps : deux années de plus pour réaliser ce programme d'économies.

Gagner du temps

Mlaheureusement les bailleurs de fonds ne sont pas tous persuadés de la bonne volonté d'Athènes. Le responsable grec du programme de privatisations, Costas Mitropoulos, vient d'ailleurs de jeter un pavé dans la mare : il accuse le gouvernement d'Athènes de saper l'autorité de son agence auprès des investisseurs intéressés et d'empêcher ainsi les cessions nécessaires. Résultat : il a donné sa démission, juste avant l'arrivée de la troïka...

Reste que la tragédie grecque - même en cas de sortie de l'euro - n'est rien en comparaison du coût que pèserait un éventuel renflouement du poids lourd espagnol. Or, après les banques espagnoles, c'est au tour des régions d'être menacées de faillite. La zone euro doit donc inévitablement offrir des garanties au niveau européen. Sinon, le risque de contagion aux pays dits "vertueux" comme l'Allemagne n'est pas exclu, comme le signale une des agences de notation (Moody's).