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Vu d'Allemagne

La Grèce devra payer cher son sauvetage

L'accord finalement trouvé à l'arraché hier à Bruxelles entre la Grèce et ses créanciers internationaux pour maintenir le pays au sein de la zone euro est le principal thème commenté par les éditorialistes allemands.

14.07.2015 DW Made In Germany Griechenland Entscheidung

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras doit maintenant affronter l'opprobe d'une frange de son parti Syriza et de la population

Le quotidien Die Welt se montre sceptique quant au succès de cet accord: "Déjà par le passé, les gouvernements grec successifs n'ont toujours appliqué que partiellement ou pas du tout les réformes préconisées par les créanciers, réformes qu'ils avaient pourtant eux-mêmes acceptées! Et maintenant le Parlement d'Athènes est supposé entériner à vitesse "grand V" une demi-douzaine de sévères réformes. Réformes qui viennent s'ajouter aux mesures déjà votées, ce qui signifie en clair que la Grèce doit maintenant fournir des efforts encore bien plus importants que ce que n'importe quel parti politique grec accepterait normalement de faire. Finalement, les électeurs grecs reçoivent non seulement ce qu'ils ont rejeté par référendum, mais bien plus encore!", s'étonne l'éditorialiste.

Brüssel Finanzministertreffen Wolfgang Schäuble

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a toujours plaidé pour des règles strictes, pour l'Allemagne comme pour les autres pays de l'UE

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble avait choqué nombre de partenaires en évoquant, - avant même le début des dernières négociations-, une sortie provisoire de la Grèce de la zone euro. Pour la Süddeutsche Zeitung, il est clair qu'avec cette option, "le ministre allemand a, -paradoxalement-, contribué à la réalisation d'un accord. Wolfgang Schäuble a joué le rôle du croque-mitaine et s'est attiré la colère et l'incompréhension de beaucoup. Mais ce faisant, il a ainsi laissé entrevoir l'abîme qui menaçait, et resserré les rangs des responsables européens. Car face à la froide détermination de Wolfgang Schäuble, il est clair qu'un non-accord des chefs d'Etat et de gouvernement aurait été la pire alternative. Car la Grèce sans l'euro, cela aurait signifié des firmes en chute libre, des banques en déroute et une aide humanitaire d'urgence pour des centaines de milliers de familles grecques. Et une telle forme de sauvetage de la Grèce aurait sans doute encore plus divisé l'Europe qu'elle ne l'est déjà", estime la Süddeutsche.


Griechenland Restaurant in Athen

A Athènes, les terrasses des restaurants sont souvent désertées

"Les avantages de l'accord arraché à Bruxelles vont-ils peser plus lourd que les désavantages ?, se demande le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. On ne pourra le dire qu'avec du recul, estime l'éditorialiste, quand il sera trop tard pour changer le cours de cette politique, dans la pratique comme dans les livres d'histoire. Après de longues consultations, la chancelière et les autres chefs ‘Etat et de gouvernement ont finalement opté pour le moindre risque à leurs yeux et le moindre mal. Quoi que l'on puisse penser de ce choix, il faut espérer pour l‘Europe que c'est le bon! "conclut la FAZ.

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