La Géorgie au coeur des débats | International | DW | 15.09.2008
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International

La Géorgie au coeur des débats

Alors que le secrétaire général de l’Otan est à Tbilissi, les ministres des Affaires étrangères de l’UE sont réunis à Bruxelles pour débattre de la situation au Caucase. Le tout sous l'oeil mécontent de Moscou

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La Géorgie compte sur le soutien de l'OTAN et de l'Union européenne, comme lors de cette manifestation à Tbilissi le 1er septembre

Si le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer est le très bienvenu en Géorgie, la Russie, elle, considère cette visite comme un affront. Et ce d'autant plus qu'elle a respecté l'accord signée le 8 septembre dernier avec Tbilissi, en retirant ce samedi, deux jours avant la date-butoir, le reste de ses forces de Géorgie, hors régions séparatistes. Et c'est justement là où le bât blesse selon Jaap de Hoop Scheffer :

« Moscou ne peut pas prétendre d'un côté respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie et de l'autre affirmer que l'on reste avec 6.000 ou 7.000 soldats en Abkhazie. Cela ne va pas ensemble. Je ne comprends pas et je ne pense pas que l'Union européenne puisse l'accepter »

NATO Generalsekretär Jaap de Hoop Scheffer

Le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer


La première réunion de la commission Otan-Géorgie, une commission qui a été créée après l'intervention russe en Géorgie, n'a donc, pour le moment, pas d'autre vocation que celle de réaffirmer aux autorités géorgiennes le soutien des pays membres de l'Alliance. Elle n'est pas, contrairement à ce que pourrait espérer Tbilissi, synonyme d'adhésion, du moins pas avant que la question des républiques séparatistes ne soit réglée. Or, pour de nombreux Géorgiens, dont Irakli Sesiaschwili, expert en sécurité, les autorités géorgiennes devraient pouvoir être prête à renoncer à l'Abkhazie et à l'Ossétie du Sud si, en échange, elle se voit proposer un MAP, un plan en vue de l'adhésion à l'Otan :

« Nous dire que nous devons travailler pour développer la démocratie ne suffit pas. Nous avons besoin d'aide directe. Oui, je suis désolée si cette idée va à l'encontre de la souveraineté de notre état mais nous sommes en ce moment dans une situation telle que la Géorgie ne peut prendre des décisions seules »

Georgien Präsident Micheil Saakaschwili AP Interview in Tiflis

Le président géorgien Mikheïl Saakashvili

Et à propos d'aide directe, l'Union européenne vient de décider de débloquer 500 millions d'euros d'ici 2010. Les ministres des Affaires étrangères des 27 ont aussi donné leur feu vert à l'envoi, d'ici au 1er octobre, de 200 observateurs en Géorgie. Reste à savoir si Moscou acceptera que ces observateurs se déploient également en Abkhazie et en Ossétie du Sud.




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