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Vu d'Allemagne

« La frappe de missiles la plus téléphonée de l'Histoire »

Les journaux allemands cherchent en ce jeudi à comprendre la stratégie des États-Unis, en menaçant Damas d'une intervention. Ils s'intéressent aussi à l'attitude des alliés du régime syrien, à commencer par l'Iran.

Tir d'un missile Tomahawk, en mars 2003 lors de l'invasion de l'Irak

Tir d'un missile Tomahawk, en mars 2003 lors de l'invasion de l'Irak

L'intervention annoncée des États-Unis et de leurs alliés européens en Syrie met le nouveau président iranien Hassan Rohani face à une épreuve difficile, observe die tageszeitung. La Syrie est pour l'Iran le plus important pont vers les États arabes, vers le Hezbollah libanais, les groupes palestiniens et les minorités chiites des États du Golfe.

Un haut responsable de l'armée iranienne a mis en garde les États-Unis, affirmant qu'une intervention militaire aurait des conséquences graves, mais pour le quotidien, ces menaces sont en décalage avec l'harmonie recherchée par le président Rohani dans ses relations avec les États-Unis. Rohani s'est, modérément, dit "très inquiet" de la situation dans la région et a condamné "résolument" l'emploi d'armes chimiques.

Hassan Rohani sait que l'Iran, compte tenu de sa situation économique, a besoin de s'entendre avec l'Occident

Hassan Rohani sait que l'Iran, compte tenu de sa situation économique, a besoin de s'entendre avec l'Occident

Die Welt s'interroge sur toute la publicité faite autour de cette intervention occidentale. Et le journal cite l'expert américain du Moyen-Orient, Jeffrey Goldberg, qui parle de "la frappe de missiles la plus téléphonée de l'Histoire".

S'il s'agissait vraiment de mener une guerre contre Assad, poursuit Die Welt, alors les Américains auraient déjà baclé l'affaire. Non, il s'agit d'autre chose. L'équipe d'Obama a deux objectifs : dissuader le régime syrien de recourir à nouveau à des armes chimiques et rétablir la crédibilité des Américains en tant qu'acteur le plus important au Proche-Orient.

La Süddeutsche Zeitung s'intéresse aux hésitations du président américain. Le Printemps arabe a entraîné une multitude de crises qui mettent Obama toujours devant le même dilemme : être réaliste ou idéaliste ? Intervenir ou rester en retrait ?

Obama n'a pas de vision pour le Proche-Orient. Il décide au coup par coup, là où l'Amérique peut se permettre un peu d'idéalisme, et là où elle ne le peut pas. La Syrie fournit aujourd'hui un exemple de comment la politique du pile ou face peut se venger.

Obama a attendu trop longtemps que le président Assad découvre le réformiste caché en lui, il a laissé trop longtemps l'opposition sans soutien. Aujourd'hui, Obama doit réagir, pas seulement parce qu'il a lui même tracé une ligne rouge - celle des armes chimiques - mais parce que les crimes contre l'humanité concernent le monde entier.

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