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Vu d'Allemagne

La folie meurtrière à l'origine de la tuerie de Munich

Selon les premiers éléments de l'enquête, la fusillade au cours de laquelle neuf personnes ont été tuées vendredi soir dans la ville bavaroise est l'œuvre d'un forcené et n'a pas de lien avec le terrorisme.

Pourquoi? Les motifs du tueur sont encore flous.

"Pourquoi?" Les motifs du tueur sont encore flous.

Tristesse et consternation à Munich qui a vécu une "nuit d'horreur", selon les mots de la chancelière Angela Merkel. Après l'angoisse de la nuit, les Munichois veulent comprendre ce qui a poussé un jeune Germano-Iranien de 18 ans à

tuer neuf personnes vendredi soir

dans un centre commercial, avant de se suicider.

L'enquête tourne à plein régime

Premier constat des enquêteurs: le tueur a agi seul. Les balles et les douilles retrouvées sur les lieux proviennent toutes de la même arme, un pistolet Glock 9mm d'ailleurs vu sur une vidéo amateur qui a largement tourné vendredi soir sur les réseaux sociaux. "Nous partons du principe qu'il s'agit dans cette affaire d'un acte classique d'un forcené" pris d'une crise de folie meurtrière et ayant agi "sans motivation politique", a déclaré samedi à la presse le procureur de Munich Thomas Steinkraus-Koch.

Le tueur a peut-être attiré ses victimes délibérément en leur promettant des réductions dans le restaurant

Le tueur a peut-être attiré ses victimes délibérément en leur promettant des réductions dans le restaurant

Selon les derniers éléments de l'enquête, le tueur a probablement prémédité son coup : il a attiré la plupart de ses victimes dans un piège en les incitant via Facebook à venir dans un restaurant McDonald's de la ville pour y bénéficier de réductions. Dans son sac à dos, la police a retrouvé 300 munitions, ce qui laisse penser qu'il voulait faire un nombre encore plus important de victimes.

Deuxième constat: aucun lien n'a pu être établi avec le djihadisme. "Il n'y a absolument aucun lien avec le groupe Etat islamique", a déclaré le chef de la police de Munich, Hubertus Andrä. L'EI avait revendiqué l'attentat de Nice, mais aussi

l'attaque à la hache menée par un jeune Afghan de 17 ans

dans un train dans le nord de la Bavière en début de semaine.

Fascination macabre

Né en Allemagne de parents iraniens, David Ali S. avait 18 ans et la double nationalité allemande et iranienne. Selon les enquêteurs, il faisait l'objet d'un suivi psychiatrique et n'était pas connu des services de police. La perquisition menée à son domicile samedi a révélé son "intérêt particulier pour les tueries de masse", a déclaré le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière. Les policiers ont notamment découvert dans sa chambre la version allemande d'un ouvrage rédigé par un auteur américain et intitulé "Pourquoi les adolescents tuent, dans la tête des tueurs dans les écoles".

Anders Breivik a-t-il exercé une fascination macabre sur le jeune assaillant ?

Anders Breivik a-t-il exercé une fascination macabre sur le jeune assaillant ?

Des documents concernant le massacre de 77 personnes en Norvège, il y a cinq ans, le 22 juillet 2011, par le tueur d'extrême-droite Anders Behring Breivik ont également été trouvés. Mais selon le ministre, il est encore trop tôt pour faire un rapprochement avec Breivik. D'autres documents concernant des tueries de masse ayant aussi été découverts, la police de Munich conclut pour l'instant que "l'assaillant avait fait des recherches intensives sur le sujet".

Sept étrangers parmi les victimes

"Nous venons de vivre une nuit d'horreur", a déclaré la chancelière Angela Merkel. Elle a salué le travail des forces de l'ordre et des secours, ainsi que la solidarité des habitants de Munich qui ont ouvert leurs portes pour abriter ceux qui en avaient besoin. La chancelière a assuré que les forces de l'ordre feraient tout leur possible pour continuer à assurer la sécurité des lieux publics. "C'est dans cette liberté et cette solidarité que réside notre force", a-t-elle estimé. "Nous avons le cœur lourd en pensant à ceux qui ne retrouveront pas leurs familles et nous partageons la peine de leurs proches."

En comptant le tueur, la fusillade a fait 10 morts, parmi lesquels huit adolescents et jeunes adultes âgés de 14 à 20 ans, ainsi que 27 blessés, dont quatre ont été touchés par balles, selon le chef de la police de Munich. Trois ressortissants turcs, trois Albanais du Kosovo et deux Grecs figurent parmi les victimes.

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