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Migration

La DW fait débattre à Conakry sur l'émigration irrégulière

Partir ou rester, émigrer ou rester chez soi, en Afrique... La Deutsche Welle a organisé mercredi à Conakry, la capitale guinéenne, un débat public sur ce thème.

Guinea DW Debatte über Flucht und Migration (DW/A. Steffes )

Bob Barry animait le débat avec notre partenaire Espace TV

La Deutsche Welle en collaboration avec Adafo Media a tenu ce mercredi à Conakry, la capitale guinéenne, un  débat public sur l'émigration irrégulière.

La discussion s'inscrit dans notre série « Dilemme migration, partir ou rester ».La  rencontre a réuni  au Centre culturel  de l'Université Kofi Annan plusieurs acteurs de la vie sociale guinéenne. Au cours des débats, Jean-Luc, un jeune migrant guinéen récemment rapatrié de Libye a témoigné de son aventure : "Ceux qui sont revenus vivant sans traumatismes psychiques doivent remercier le bon dieu".

Tenter sa chance sur place, pour développer la Guinée

Dans sa communication, la chef de mission de l'Organisation Internationale pour la Migration (OIM) en Guinée, Fatou Diallo N'diaye, estime que la question migratoire doit être davantage prise en compte dans les politiques nationales.

Selon elle, il est possible de "bien rester [en Guinée], apprendre et créer son propre emploi ou encore trouver de l'emploi qui permette d'être heureux". Elle rappelle à quel point l'aventure de l'émigration irrégulière est "imprudente" et périlleuse.

L'émigration irrégulière prive chaque année la Guinée de milliers de jeunes. Ils partent car ils ont du mal à trouver de l'emploi.

Cependant, Mohamed Lamine Doumbouya, ministre guinéen du Budget, encourage les jeunes à entreprendre des activités génératrices de revenues en Guinée plutôt que de prendre le large. Il déclare au micro DW: "La migration est liée au développement si on parle du coté positif c'est liée au développement donc il faut essayer de voir comment on peut adapter nos politiques nationales de sorte que cette question soit bien prise en compte et de façon inclusive". 

Rien qu'entre janvier et juin 2017 l'OIM a aidé 833 ressortissants guinéens à rentrer de Libye.