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Vu d'Allemagne

La diplomatie européenne en question

A la Une : une proposition européenne concernant le point de passage de Rafah, à la frontière avec l'Egypte, les tensions à la frontière libano-syrienne et la future centralisation de la justice internationale.

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La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont proposé de relancer une mission européenne afin d'aider à la réouverture du point de passage de Rafah.

Die Welt se montre particulièrement critique à l'égard de cette proposition européenne. Une fois de plus, déplore le journal, ce qui importe avant tout aux ministres des Affaires étrangères c'est de hisser leur drapeau et d'être sur un pied d'égalité avec les Etats-Unis. Pour ce qui est de l'utilité de cette mission frontalière, elle est plus que discutable. Jusqu'ici, à chaque fois que l'Union européenne a envoyé des soldats au Proche-Orient, ces derniers ont échoué dans leur tâche. Pour que Gaza retrouve la paix, seuls trois acteurs peuvent agir : les Israéliens, les Palestiniens et les Egyptiens. Quant aux Allemands, ils feraient mieux de se concentrer sur leur Proche-Orient : Europe de l'Est et Ukraine.

«De l'huile sur le feu»

die tagezeitung revient sur les affrontements à la frontière libano-syrienne. Ces combats entre l'armée libanaise et des insurgés islamistes sont non seulement la preuve de la fragilité du Liban mais aussi de la montée des tensions entre Syriens et Libanais. Le journal rappelle que plus de 1,1 million de Syriens se sont réfugiés au Liban ces trois dernières années. Ces personnes commencent à se demander sérieusement si leur situation s'améliorera un jour et rendent le gouvernement libanais responsable de leur malheur. Il suffirait qu'une petite partie d'entre eux décide de se retourner contre les autorités pour mettre le feu aux poudres, estime le quotidien berlinois. Il est grand temps que le Liban se dote d'un pouvoir stable et efficace.

Symbolbild Internationaler Strafgerichtshof Den Haag

Bientôt, les crimes contre l'humanité seront tous traités à la Haye

Vers la fin des tribunaux onusiens

Alors que les deux plus hauts dirigeants khmers rouges encore vivants ont été condamnés à la prison à vie pour crimes contre l'humanité, la Süddeutsche Zeitung dresse un bilan de la justice internationale telle qu'elle s'exerce depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le jugement rendu au Cambodge signe le début de la fin des tribunaux onusiens de par le monde : dans peu de temps, les Nations Unies cesseront de financer les tribunaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda. Les travaux du tribunal pour la Sierra-Leone sont terminés. Ceux du tribunal pour le Liban doivent bientôt l'être. Dans un avenir proche, la Cour Pénale Internationale de la Haye deviendra donc la seule compétente en matière de justice internationale. Le journal salue cette centralisation pour deux raisons : d'une, la répression des crimes contre l'humanité sera moins coûteuse. De deux, les juges gagneront en indépendance vis-à-vis des jeux de pouvoir dans les pays concernés.

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