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Revue de la presse allemande

La démocratie polonaise est-elle encore vivante ?

Les journaux reviennent entre autres sur des lois qui renforcent la mainmise de l'exécutif sur le système judiciaire en Pologne. La détérioration des relations entre la Turquie et l'Allemagne fait également la Une.

Le parlement polonais a adopté trois lois qui renforcent le contrôle de l'exécutif sur le système judiciaire

Le parlement polonais a adopté trois lois qui renforcent le contrôle de l'exécutif sur le système judiciaire

Jadis partenaire des démocraties européennes et nord-américaines, la Turquie est devenue une étrangère vindicative et menaçante, s'inquiète la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Le président turc a abandonné l'occident, l'état de droit, la liberté et les droits de l'homme au profit de l'autocratie et du culte du chef, la "République Erdogan". Résultat : des journalistes allemands risquent d'être arrêtés et pris en otage s'ils voyagent dans le pays ; certains croupissent depuis des mois dans les geôles turques sous des prétextes fallacieux.

Désormais, même les entreprises allemandes sont accusées de soutenir le terrorisme ! Selon la FAZ, Recep Tayyip Erdogan ne veut plus faire la différence qu'entre ceux qui le vénèrent et tous les autres qui ne lui conviennent pas et qu'il range du côté des terroristes ou des putschistes. C'est de la paranoïa politique, s'exclame le journal !

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg espère ramener Ankara à la raison

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg espère ramener Ankara à la raison

La Süddeutsche Zeitung souligne que derrière le conflit bilatéral entre l'Allemagne et la Turquie se cache aussi un conflit entre l'OTAN et la Turquie que l'on a tendance à oublier. Pour l'instant, l'Alliance observe, mais ne prend pas de position claire. Le pragmatisme est au premier plan.

L'OTAN, en effet, a davantage besoin d'Ankara que l'inverse, ne serait-ce qu'en raison de la position géostratégique de la Turquie, tête de pont de l'Alliance en Asie et dans le monde islamique. Son voisinage direct avec les foyers de conflits syrien et irakien font que l'OTAN ne veut pas risquer de voir tomber la Turquie dans les bras de la Russie.

Le secrétaire général de l'Alliance espère arrondir les angles sans prendre position. Au vu de la situation actuelle, cela risque de ne pas suffire, estime la Süddeutsche.

 

Menaces sur la démocratie en Pologne 

Le parlement dominé par les conservateurs a adopté une loi controversée sur la cour suprême. Une loi qui s'inscrit dans une réforme plus globale du système judiciaire et que l'opposition dénonce comme un "coup d'État rampant"

Mercredi soir, le président du parti Droit et Justice (PiS) a eu un coup de colère au parlement. Sans y être invité, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Jaroslaw Kaczynski est monté au perchoir pour menacer de représailles l'opposition, des "canailles" qui ont "assassiné" son frère - l'ancien président Lech Kaczinsky décédé dans le crash de son avion en 2010.

L'accès de colère de Jaroslaw Kaczyinski a fait le tour des réseaux sociaux

L'accès de colère de Jaroslaw Kaczyinski a fait le tour des réseaux sociaux

On n'aurait pas pu trouver meilleur symbole, commente le journal, pour la vision de la justice des conservateurs polonais. Étant donné la contestation massive, y compris au sein de la magistrature, le PiS ne devrait pas réussir à prendre le contrôle de tous les tribunaux. Mais cela n'est pas nécessaire, s'inquiète la FAZ : pour poursuivre des opposants et entretenir un climat de peur, il suffit de placer quelques juges ou procureurs zélés à des postes stratégiques, sans compter sur l'opportunisme de certains juristes.

Pour die tageszeitung, les jours de la Pologne démocratique sont comptés. Si le président Andrzej Duda, censé être le garant de la constitution, signe les lois qui viennent d'être adoptées, la Pologne aura vécu ses plus longues années de démocratie à la suite, et ce sont à peine 28 ans.

Die Welt, enfin, réunit en un commentaire la Turquie et la Pologne, mais aussi la Hongrie. Dans ces trois pays, écrit le quotidien, les gouvernements revendiquent la totalité du pouvoir. Ils veulent rééduquer les populations pour cimenter leur hégémonie même si cela viole les principes de l'état de droit, de la séparation des pouvoirs ou de la démocratie.

Comme en son temps la Guerre froide, cette "Guerre froide civile" est non seulement un affrontement politique mais aussi un combat idéologique pour gagner les esprits. C'est pourquoi il est mené sans merci dans ces trois pays et c'est aussi la raison pour laquelle les porteurs de la société civile ne sont pas vraiment à la hauteur.

 

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