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International

La déclaration Balfour continue à faire débat, cent ans après sa publication

Datée du 2 novembre 1917, la déclaration Balfour reste comme l'un des événements ayant permis la création de l'Etat d’Israël. Son centième anniversaire est fêté à Londres alors qu'on manifeste en Palestine.

Écouter l'audio 08:46

"Dans ce contexte, je ne vois pas ce qui pourrait faire évoluer la situation" (Sébastien Boussois)

Nous sommes à Béthléem, près de cent ans jour pour jour après la déclaration du ministre des Affaires étrangères et chef du parti conservateur britannique Lord Arthur Balfour. À l'époque, en pleine guerre mondiale, il déclare officiellement que son pays est pour l’instauration d’un "Foyer national juif en Palestine". La lettre est adressée à Lord Walter Rothschild, sioniste et membre d'une importante et riche famille juive anglaise. Cent ans après, cette déclaration reste comme l’un des actes fondateurs de l’Etat d’Israël. Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son homologue anglaise Theresa May fête l'évènement ce jeudi à Londres, des manifestations ont lieu à Ramallah, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est.


"Pour nous le gouvernement anglais doit s’excuser pour les Palestiniens au lieu de célébrer la déclaration Balfour. C’est elle qui est responsable de la situation actuelle, non seulement en Palestine mais aussi dans tout le Moyen-Orient", racontait déjà mercredi Wissam Saslsa'a, le directeur d'un hôtel qui borde le mur de séparation vers Béthléem lors d'une manifestation. Comme d'autres, il déplore le mur de séparation - dont la construction a débuté plus de 50 ans après la déclaration d'indépendance de l'Etat d’Israël en 1948 - ou la présence de près de 400 000 colons israéliens en Cisjordanie. 

 

L'impossible état palestinien

Certains Palestiniens et des défenseurs de la cause palestinienne aimeraient des excuses du gouvernement anglais. Mais la demande devrait rester vaine. Londres a même annoncé fêter "avec fierté" la déclaration Balfour. "La communauté internationale fait de la reconnaissance institutionnelle avec la Palestine à l'UNESCO ou comme observateur aux Nations unies mais il n'y pas la possibilité de créer un état palestinien sur le terrain actuellement", estime Sébastien Boussois, chercheur en sciences politiques associées à l'université libre de Bruxelles et l'UCAM à Montréal, et spécialiste de la question israélo-palestinienne et du Moyen-Orient.

Pour lui, le soutien international à Israël aurait même repris de la vigueur depuis le départ de Barack Obama et l'arrivée de Donald Trump à la tête des Etats-Unis. "Finalement on voit bien que des chancelleries condamnant timidement certaines actions ne changent rien. D'une part, Israël a un soutien américain extrêmement puissant ou des alliés dans la région revenus dans le giron, comme l'Egypte. Souvent les intérêts économiques prennent le devant", estime-t-il. Ce jeudi soir, lors de la réception de Benjamin Netanyahu, la Première ministre anglaise Theresa May devrait tout de même prononcer un discours appelant notamment à une solution à deux Etats. 

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