1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Vu d'Allemagne

La CSU étouffe sous les scandales

Les journaux se penchent sur les affaires de népotisme et de corruption au sein de la CSU, l’Union chrétienne-sociale, branche bavaroise de la CDU de la chancelière Angela Merkel. Un mauvais augure pour les élections.

Le ministre-président Horst Seehofer est candidat à sa propre succession

Le ministre-président Horst Seehofer est candidat à sa propre succession

Dans l'État régional de Bavière, où la CSU détient le pouvoir depuis plusieurs décennies, les scandales se sont multipliés ces dernières semaines, alors que les élections régionales approchent.

La Süddeutsche Zeitung publie une caricature sur laquelle on voit un homme politique de la CSU assis à son bureau. À côté de lui : sa fille, visiblement mineure, en train de travailler, mais aussi son bébé et son chien, également munis d'ordinateurs portables. Le journal s'insurge de voir en Bavière de hauts responsables politiques qui emploient leur épouse, leurs frères et sœurs ou leurs enfants en les payant très largement, comme si c'était la chose la plus normale du monde.

Les conditions en Bavière sont alarmantes et c'est un véritable cauchemar pour le ministre-président Horst Seehofer. Il voulait construire une "nouvelle CSU", plus moderne et plus honnête. Mais à moins de cinq mois des élections régionales et législatives et avec tous ces scandales, il aura bien de la peine à le faire.

En 2008, la CSU a perdu sa majorité absolue au parlement régional

En 2008, la CSU a perdu sa majorité absolue au parlement régional

« Pauvre CSU ! » écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le parti avait pourtant fait tant d'efforts pour se présenter sous un nouveau jour lors du scrutin de septembre. Il s'était attaqué aux thèmes du service militaire, de l'énergie atomique et des frais universitaires. Il avait renfloué la banque régionale qui avait subi de lourdes pertes. Mais pour les électeurs, le parti n'a pas changé. Pendant la campagne électorale, la complainte sur les hommes politiques de la CSU sera inévitable, car beaucoup ont pris trop littéralement le mot d'ordre de leur parti : il faut soutenir la famille.

De nombreux journaux reviennent aussi sur la décision de la Banque centrale européenne de réduire ses taux d'intérêt aux banques. Avec cette mesure, la BCE espère contribuer à une reprise économique dans le courant de l'année.

Le président de la BCE, Mario Draghi, espère une reprise économique dans le courant de l'année

Le président de la BCE, Mario Draghi, espère une reprise économique dans le courant de l'année

La Frankfurter Rundschau souligne que la BCE donne déjà depuis longtemps aux banques tous les moyens qu'elles réclament. Pour le journal, le problème est ailleurs : cet argent qu'elles reçoivent, les banques ne le prêtent pas. Et les petites et moyennes entreprises du sud de l'Europe n'arrivent pas à avoir de crédits ou alors à des taux d'intérêt très élevés.

Pour la Nordwest-Zeitung, cette mesure n'est qu'un calmant pour les marchés financiers trop nerveux. Après le sauvetage de Chypre, la difficile formation du gouvernement en Italie et les mauvais pronostics économiques en France, les marchés ont une fois de plus du mal à croire à la guérison de la zone euro. Toutefois, la BCE peut seulement faire gagner du temps aux responsables politiques, pas résoudre leurs problèmes.

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.de ou laissez un message sur notre répondeur : +49-228-429 16 4948 !

Réagissez à l'actualité par SMS !