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Afrique

La crise anglophone s'invite dans les cartables camerounais

Le président camerounais Paul Biya a récemment libéré trois leaders anglophones emprisonnés depuis six mois. Cette décision est censée lâcher du lest dans la crise anglophone qui secoue le pays.

Écouter l'audio 01:23

"Paul Biya ne nous a fait aucune faveur" ( Mark Bareta)

 Agbor Balla Nkongho, Fontem Aforteka'a Neba et Ayah Paul Abine emprisonnés depuis six mois ont été libérés. Cette décision est censée lâcher du lest dans la crise anglophone qui secoue le pays et ceci alors que la rentrée scolaire a lieu aujourd'hui dans un climat toujours tendu. En dépit de ce geste du pouvoir, les anglophones semblent résolus à ne rien céder tant que tous les prisonniers n'ont pas été libérés.

Attente d'une libération totale des prisonniers

Questionné sur la façon dont ils ont reçu cette nouvelle et les mesures à prendre dans les jours à venir, l'ancien leader intérimaire du consortium, Mark Bareta, a déclaré que le chef de l'État ne leur a pas fait de faveur.
"Personnellement nous sommes contents. Nous sommes contents parce que nos leaders et d'autres ‘Southern Cameroonians' qui étaient illégalement détenus ont été libérés. Mais je ne suis pas content parce que Mr. Paul Biya ne nous a fait aucune faveur. Il a illégalement enlevé nos leaders et il a juste restauré son acte. Et bien sûr nous disons que les choses ne vont pas reprendre normalement parce que plusieurs des nôtres sont encore en détention. Les villes mortes vont continuer. Le conseil d'administration de la Southern Cameroons Ambazonie a declaré que les villes mortes de la semaine prochaine seront de lundi à mercredi. Nous devons intensifier les villes mortes et fermer des écoles jusqu'au moment où tous ceux qui sont en détention seront libérées et on entamera alors un dialogue sain comme prescrit par L'ONU" conclut Mr. Bareta.


On se souvient que depuis octobre 2016 plus de 200 Anglophones ont été détenus parce qu'ils militaient pour la restauration du territoire de l'ancien Southern Cameroons, à majorité anglophone.
 

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