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La Corée du Nord renforce ses menaces

L'escalade verbale se poursuit : Pyongyang a déclaré être entré en "état de guerre" avec son voisin du sud. Et le régime nord-coréen a franchi une nouvelle étape avec l'annonce du redémarrage d'un réacteur nucléaire.

Depuis un endroit secret, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un déclare l'état de guerre (photo : EPA/KCNA)

Depuis un endroit secret, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un déclare "l'état de guerre"

Un regard vers Séoul, la capitale de la Corée du Sud, visée au premier plan par ces menaces est instructif : aucun signe de nervosité dans la grande ville de 15 millions d'habitants ce week-end. Les journaux ont accordé peu de place à ces déclarations belliqueuses et les artères commerçantes du centre-ville étaient bondées.

La présidente de Corée du Sud Park Geun-Hye promet une sévére riposte en cas de provocation (photo : REUTERS/Kim Jae-Hwan/Pool)

La présidente de Corée du Sud Park Geun-Hye promet une "sévére riposte" en cas de provocation

En fait, pour la plupart des observateurs, les gesticulations de Pyongyang sont à usage interne : elles sont destinées à renforcer le pouvoir du jeune Kim Jong-un, notamment vis-à-vis de l'armée.

Le clan Kim est coutumier de la menace verbale. Reste que depuis le 12 février dernier, date du troisième essai nucléaire, et des sanctions de l'ONU votées également par l'allié chinois, la Corée du Nord s'est engagée dans une surenchère. Jusqu'à annuler l'armistice signé avec la Corée du Sud et se déclarer "en état de guerre" avec le Sud, soixante ans après la fin de la guerre de Corée (1950-1953).

Pression sur les États-Unis

La Corée du Nord a plusieurs objectifs : c'est d'abord une réponse aux opérations militaires communes menées par les États-Unis et la Corée du Sud dans la péninsule. Et puis il y a l'objectif prioritaire du pays, comme l'avait annoncé Kim Jong-un en décembre 2011, qui est de négocier un accord de paix direct avec Washington.

Les déclarations guerrières de Kim Jong-un ont un usage interne, notamment vis-à-vis de l'armée (photo : EPA/KCNA)

Les déclarations guerrières de Kim Jong-un ont un usage interne, notamment vis-à-vis de l'armée

À cet effet, le pays n'hésite pas à faire preuve de sa capacité de nuire, notamment avec le nucléaire. Son premier nucléaire essai date de 2006, mais la Corée avait accepté de renoncer à ses activités atomiques en 2007 en échange d'aide alimentaire. Avec la relance du site d'enrichissement d'uranium et d'un réacteur nucléaire à Yongbyon, c'est un nouveau bras de fer avec la communauté internationale auquel se livre la Corée du Nord.

Son voisin du sud ne s'y est pas trompé : le gouvernement de Séoul a promis une "sévére riposte" en cas de provocation. Et les États-Unis ont envoyé un destroyer au large des côtes sud-coréennes.

Pour l'instant, aucun mouvement de troupes n'a été relevé dans la zone tampon entre les deux pays, l'une des régions les plus militarisées du monde.

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