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Afrique

La contestation se maintient au Togo

Opposition et pouvoir sont à nouveau dans les rues cette semaine. Jusqu'à jeudi, les manifestants vont continuer á exiger des réformes constitutionnelles.

Comme les semaines précédentes, l’opposition a réussi ce mercredi à rassembler encore des milliers de ses partisans dans plusieurs endroits de Lomé ainsi que dans les provinces du pays. Après des semaines de mobilisation populaire elle appelle toujours à des réformes constitutionelles et d'autres manifestations sont d'ailleurs prévues ce jeudi. En réponse, les militants du parti au pouvoir sont également descendus dans les rues pour soutenir le président Faure Gnassingbé.

 

"Éviter la violence"

Ce mecredi, à l'appel de 14 partis politiques de l’opposition, même des personnes blessées lors des dernières manifestations se sont jointes à la marche. "Jusqu’à présent nous n’avons pas cette constitution que nous demandons mais nous sommes une foule déterminée", réagit Georges Wiliam Kouessan, président du parti Santé du peuple dans un cortège. "Il ne faut pas baisser les bras", clame-t-il. Mais pour l'opposition, le retour à la Constitution de 1992 est non négociable.

"Ils peuvent manifester mais dans la légalité, ils (les députés de l'opposition, ndlr) sont à l’Assemblée nationale depuis bientôt 5 ans", dit Rosine, une militante du parti au pouvoir, l’Union pour la république, qui manifeste également ce mercredi. "Ils doivent préparer leur sortie et non se jeter dans les rues tous les jours. Les gens en ont marre. Il y a des gens qui vivent au jour le jour", poursuit-elle. Comme d'autres elle appelle ainsi le camp de l’opposition à la retenue et lui demande d'éviter toute violence.

La contestation s'étend

Selon les organisateurs des manifestations de l'opposition, la manifestation de ce mercredi est un ultime avertissement. Une autre marche, dite de la colère, est encore prévue ce jeudi dans tous le Togo. L’opposition dénonce aussi les répressions sauvages des manifestations d'août et septembre qui ont fait au moins quatre morts et des dizaines de blessés dans le nord du pays. Une région jusque-là considérée comme acquise au pouvoir mais gagnée aussi par la contestation aujourd'hui.
      

À lire et à écouter aussi Opposition et répression au Togo

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