La communauté internationale lâche Kadhafi | Afrique | DW | 25.02.2011
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Afrique

La communauté internationale lâche Kadhafi

L'Union européenne et l'ONU sont sur le point de sanctionner le régime libyen, lequel poursuit néanmoins la répression de la révolte populaire. Le bilan pourrait dépasser le millier de morts.

Réintégré dans le concert des nations en 2004, Mouammar Kadhafi est de nouveau banni par la communauté internationale

Réintégré dans le concert des nations en 2004, Mouammar Kadhafi est de nouveau banni

C’est désormais la fuite en avant pour Mouammar Kadhafi. Car même acculé, le régime libyen se jette dans la bataille avec férocité. L'armée encore fidèle a lancé une contre-attaque en direction des villes situées à l'ouest de Tripoli : Az-Zawiyah et Zouara qui seraient en partie sous le contrôle des opposants. Par ailleurs, Kadhafi aurait réuni ses meilleures troupes autour de la capitale Tripoli, notamment la milice Khamis qui disposerait de 9 000 combattants.

Beaucoup d'indices laissent donc redouter une escalade de la violence dans ce qui est devenu une guerre civile. A moins que le régime s'effondre en raison des défections à la fois des ministres, des ambassadeurs mais aussi de l'armée. C’est ce qu’a laissé espérer un des anciens hommes de Kadhafi, l'ancien chef du protocole Nouri al Masmari : "Après que Kadhafi ait laissé bombarder Tripoli, de hauts officiers ont pris deux avions de chasse et ont volé jusqu'à Malte où ils ont demandé l'asile politique. Deux navires de guerre avec leur équipage qui faisaient route vers Benghazi ont aussi déserté. Ils ont fait route vers Malte et ont demandé eux aussi l'asile pour des raisons politiques."

Les forces de sécurité qui ont rejoint la révolte dans la ville de Benghazi brandissent le drapeau de la monarchie

Les forces de sécurité qui ont rejoint la révolte dans la ville de Benghazi brandissent le drapeau de la monarchie

Des milliers de morts

Cet effondrement est souhaité par la communauté internationale. La France et la Grande-Bretagne ont déposé un projet de résolution devant le Conseil de sécurité des Nations unies qui prévoit « un embargo total sur les armes » et une « saisine de la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. » La réunion débute ce soir à 20 heures en temps universel. L'Union européenne s'est aussi entendue sur le principe de sanctions qui seraient imminentes selon Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne.

L'Otan tient aussi cette après-midi une réunion d'urgence. De même que le Conseil des droits de l'homme de l’ONU dont la réunion a débuté à Genève. Elle doit se solder par la suspension de la Libye. Navi Pillay, la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que la répression du régime libyen aurait fait « des milliers de morts ».

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Sandrine Blanchard

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