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Vu d'Allemagne

La cohésion ethnique sera difficile en Irak

L’Irak s’est donné hier un président kurde pour la première fois de son histoire. Si l’élection de Jalal Talabani est le résultat d’un compromis politique, elle n’en symbolise pas moins la fin des persécutions qu’a subi la minorité ethnique, notamment sous l’ancien régime. Outre le terrorisme, le partage du pouvoir entre les différents groupes ethniques pourrait aussi s’avérer un dossier difficile. Autant d’aspects qu’aborde ce matin la presse allemande.

De jeunes kurdes fêtent la victoire de Talabani

De jeunes kurdes fêtent la victoire de Talabani

Une première depuis de nombreux siècles! salue la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Un kurde représentant d’un état arabe. Comme les temps changent ! Tandis que Talabani l’intellectuel laique, refuse un régime islamique, le Grand ayatollah chiite Ali Sistani préconise un certain contrôle de la société par l’Islam, et le futur premier ministre le soutien. Comment adapter la constitution à une telle situation ? s’interroge le journal et surtout : comment couper l’herbe sous le pied du terrorisme que certains qualifient encore de soulèvement.

Les kurdes, remarque la Südddeutsche Zeitung, doivent leur nouveau statut à l’intervention armée des USA. Ils y ont vu la seule chance de se débarasser de Saddam Hussein. Et ce n’est pas l’unique point qui les oppose à leurs partenaires politique à Bagdad : les kurdes considèrent l’autonomie régionale dont ils jouissent depuis une décennie, comme une garantie de sécurité. Pas question donc d’y renoncer. Côté arabe en revanche, on n’est pas enclin au fédéralisme. Pas plus d’ailleurs que la Turquie voisine qui cependant se satisfait d’un président irakien kurde car c’est pour elle le meilleur atout contre la création d’un état du Kurdistan.

Talabani est rompu au jeu de la politique, affirme la Tageszeitung de Berlin. Il y a peu de chance qu’il puisse se souvenir de toutes les alliances et coalitions qu’il a conclut au long de sa carrière avant de les trahir. Le vécu est l’avantage et à la fois le problème du nouveau président. Le chef de l’union patriotique du Kurdistan ne symbolise pas un renouveau en Irak. Même si, l’ouverture d’esprit du citadin Talabani est diplomatiquement préférable à la provincialité de Massoud Barzani, le chef du parti démocratique. Cependant il aura du mal à être le président de tous les irakiens, prévient le journal, qui en conclusion se pose la question de savoir si le partage équitable des hautes fonctions politiques entre les différents groupes ethniques ne pas va pas détruire la cohésion dans le pays plutôt que la favoriser.

  • Date 07.04.2005
  • Auteur Yann Durand
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