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ACTUALITÉS

La chute des revenus du pétrole frappe l'économie tchadienne

Le président Idriss Déby a menacé de retirer ses soldats des opérations de paix si rien n'est fait pour aider financièrement son pays. Ces propos dévoilent la sévère crise économique et sociale que traverse le Tchad.

Écouter l'audio 02:22

"On ne peut pas imaginer que le Tchad soit à genoux financièrement" (Gali Ngothe, économiste)

L’économie tchadienne, fortement dépendante de l’activité pétrolière ces dernières années, a continué d’être affectée par la baisse des cours mondiaux des matières premières et par les risques sécuritaires que font peser sur elle les mouvements djihadistes comme la secte Boko Haram.

Durement frappé par la chute des prix du pétrole, le pays manque de moyens financiers et arrive difficilement à financer ses engagement militaires dans la lutte contre le terrorisme, comme l'affirmé le président Idriss Déby dans une interview accordée à des médias français.

Sur le plan interne, le pays rencontre aussi de réels "problèmes sociaux", comme l'a expliqué l’économiste Nestor Djimasra, enseignant chercheur à l'Université de N'Djamena.

La manne pétrolière dilapidée

Pourtant, avec l’exploitation du pétrole démarrée en 2004, le Tchad était bien parti. L’or noir était devenu la première recette d’exportation du pays, devant le coton et la gomme arabique. L’économiste et homme politique Gali Ngothe a d'ailleurs du mal à comprendre comment l'économie tchadienne a pu reculer aussi vite: 

"Jusqu’en 2014, le Tchad n’a pas encaissé moins de 700 milliards de francs CFA par mois", explique-t-il. "On ne peut pas imaginer que deux ou trois ans seulement après la chute des prix du baril de pétrole le Tchad soit à genoux financièrement."

La contraction des activités économiques enregistrées en 2016 s’est poursuive cette année, en raison notamment du ralentissement des activités dans les secteurs pétrolier et non-pétrolier.

A cela s’ajoutent la mauvaise gouvernance et la corruption, deux maux qui gangrènent l’économie tchadienne selon Gali Ngothe:

"L’entourage du président et ses plus proches collaborateurs ont beaucoup investi dans l’immobilier à l’étranger ce qui est un signe de détournement d’argent". 

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