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Afrique

La Chine plus présente que pensé en Afrique

L'implantation de la Chine a été largement sous-estimée d'après un rapport de McKinsey Africa. Le géant mondial du consulting estime que plus de 10.000 entreprises chinoises opèrent en Afrique.

Écouter l'audio 05:08

"La Chine est le 1er fournisseur et également le 1er importateur du Congo" (François Misser, journaliste économique)

Selonl'étude conduite par McKinsey, la présence économique de la Chine est maintes fois plus importante que les estimations qui existaient jusqu'alors.

90% de ces entreprises chinoises présentes sur le continent africain sont des structures privées, de toutes tailles, ce qui prend le contre-pied de l'image d'une intervention à coups d'investissements massifs pilotée par Pékin.

Ces entreprises opèrent dans divers secteurs: commerce, investissement, infrastructure, financement et même dans les industries extractives. 

Le journaliste économique François Misser, qui collabore à la revue Afrique Asie, rappelle comment la Chine a supplanté les entreprises occidentales dans le secteur minier.

"La Chine  est le 1er fournisseur, le 1er investisseur, et également le 1er importateur du Congo. Les Entreprises chinoises exploitent le cuivre, le cobalt. La Chine lorgne aussi de projets miniers en Guinée. Elle a succédé aux Entreprises européennes, et aujourd’hui dans bien des domaines, elle remplace, si vous voulez même les Entreprises américaines, et australiennes. Par exemple, l’un des plus grands projets du monde après celui de la mine de Shinkolobwe (dans le Katanga), celle d’ailleurs dont on a extrait l’uranium qui a servi à la fabrication de la bombe atomique d’Hiroshima. Et c’est une société chinoise qui l’an dernier est devenue le principal partenaire. C’est un exemple parmi tant d’autres." 

Kongo Inga-Damm (picture-alliance/dpa)

Avec une production attendue de 40.000 mégawatts, le barrage d'Inga pourrait, à lui tout seul, alimenter en électricité la moitié du continent africain

L’étude menée par McKinsey Africa confirme  donc que la présence chinoise en Afrique a permis une accélération et un développement des économies africaines. Avec à la clé la création d’emplois, le transfert de connaissances et de technologies.

Pékin peu soucieux de la démocratie

Contrairement aux pays occidentaux, le partenariat économique, commercial et financier avec Pékin n’est soumis à aucune conditionnalité. Une option qui ne gêne pas le  politologue sénégalais Moussa Diaw:

"Même ceux qui font la conditionnalité quelque part, cette conditionnalité là ne rentre que dans le cadre de leurs intérêts. Ce qui est important, ce sont les réalisations concrètes pour améliorer les conditions de vie des populations plutôt  qu’une démocratie superficielle qui donne donc des résultats contradictoires. Quand on regarde, et on fait l’analyse des procédures de démocratisations en Afrique, on voit bien que la Chine à travers ses Entreprises, à travers sa coopération, contribue au développement de l’Afrique." 

Les Chinois construisent actuellement les lignes de transmissions du barrage de la Renaissance dans l'état régional de Benishangul-Gumuz sur le Nil, en Ethiopie. Ils sont également présents dans ce qui est perçu comme étant le plus important projet en devenir : la construction des barrages hydro-électriques d'Inga. Deux barrages situés en République démocratique du Congo, sur le fleuve Congo dans la province du Bas-Congo, à proximité de la ville de Matadi.

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