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International

La chancelière allemande critique la Russie

Dans sa déclaration de politique générale devant le Bundestag, Angela Merkel a constaté que "l'on ne percevait pas de contribution de la Russie à une détente". Sur le terrain la situation est toujours très tendue.

Situation très tendue à l'Est de l'Ukraine où des séparatistes pro-russes font monter la tension

Situation très tendue à l'est de l'Ukraine où des séparatistes pro-russes font monter la tension

Le sang-froid, la prudence dans ses déclarations publiques sont plutôt la marque de fabrique de la chancelière allemande. Avec son voisin russe, l'Allemagne est particulièrement attentive, ce qui lui a d'ailleurs valu par le passé certaines remarques acerbes des partenaires européens.

La chancelière allemande a critiqué le manque d'empressement du Kremlin pour détendre la situation

La chancelière allemande a critiqué le manque d'empressement du Kremlin pour détendre la situation

La critique de la chancelière émise dans l'enceinte solennelle du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, n'en n'a que plus de force : Angela Merkel a en effet estimé que "la situation en Ukraine restait difficile". Elle n'a visiblement pas apprécié le peu d'empressement du Kremlin à diminuer sa pression sur l'Ukraine. Dans un entretien téléphonique le Président russe Vladimir Poutine l'avait en effet informée fin mars "d'un retrait partiel des troupes russes à la frontière orientale de l'Ukraine pour stabiliser la situation dans ce pays mais aussi en Transnistrie". Mais depuis, fait-elle remarquer, rien n'a bougé. D'où ce coup de semonce. Il faut rappeler que quelques 40 000 soldats russes sont massés à la frontière de l'Ukraine.

Bruits de botte et diplomatie

Un coup de semonce d'autant plus nécessaire que pendant ce temps, dans quelques grandes villes de l'est, des séparatistes pro-russes tiennent des bâtiments publics, érigent des barricades. Un de leurs chefs a annoncé un référendum pour le 11 mais sur un éventuel rattachemnent de la région à la Russie. Bref un scénario qui ressemble à celui de la Crimée et fait craindre le pire aux autorités ukrainiennes de Kiev. Celles-ci envisagent de recourir à la force pour maintenir l'ordre. Mais face à ces bruits de botte, les Etats-Unis ont proposé des pourparlers à quatre : Ukraine, Russie, UE et USA. Réaction de Moscou : d'accord à condition que les pro-russes soient partie prenante. La chancelière de son côté a clairement réaffirmé "que les Ukrainiens doivent pouvoir choisir eux-mêmes de leur destin".

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