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Afrique

La Centrafrique vote depuis ce matin

Les Centrafricains votent depuis ce matin pour un double scrutin présidentiel et législatif. Les deux scrutins étaient prévus dimanche dernier dans la foulée du référendum constitutionnel du 13 décembre.

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"Nous votons tous dans la dignité, dans la paix et je suis fière des Centrafricains" (Catherine Samba-Panza)

Après plusieurs reports dus à l'insécurité persistante dans certaines régions sous contrôle rebelles et aux retards dans l'acheminement du matériel électoral dans les zones reculées, les élections se tiennent bel et bien ce mercredi 30 décembre. La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza s'est rendue dans son bureau de votre dans la matinée. Elle s'est dite confiante quant au bon déroulement des scrutins.

Pour ce double scrutin, les trois derniers chefs d'Etat sont exclus : François Bozizé et Michel Djotodia, actuellement en exil et sous le coup de sanctions internationales. La Charte de transition interdit également à l’actuelle présidente Catherine Samba-Panza d'être candidate.

Trente candidats, trois favoris

Dans ce pays d’un peu plus de quatre millions d'habitants, trente candidats sont en lice pour la présidentielle et les Centrafricains se sont massivement inscrits sur les listes électorales. Trois candidats au fauteuil présidentiel font figure de favoris : il s’agit de deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé ainsi qu'Abdoul Karim Méckassoua, plusieurs fois ministre.

La transition politique engrangée depuis plus de deux ans devra prendre fin dès lélection du futur président. Elle avait été ouverte après le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane Séléka dirigée par Michel Djotodia. Depuis, la RCA est plongée dans un cycle de violences intercommunautaires marquées par des massacres et le déplacement de centaines de milliers de personnes.

Des élections placées sous haute sécurité

Pour assurer la sécurité de ces élections, la Mission des Nations unies (Minusca) est mobilisée tout comme les forces nationales, positionnées en particulier dans les points de friction entre milices anti-balaka majoritairement chrétiennes et les milices de l’ex-rébellion Séléka. Mais elles sont aussi visibles à l'intérieur même de l'enclave musulmane du PK-5 de Bangui, où, lors du référendum, des extrémistes de la Séléka ont tué cinq habitants désireux de voter.

Quant à la force française Sangaris, elle a été déployée en deux points chauds potentiels : à Bossangoa, fief de François Bozizé dans l'ouest du pays et à Kaga Bandoro, à l'entrée de la zone où l'ex-Séléka reste présente. Depuis le référendum du 13 décembre, qui avait enregistré des violences meurtrières la situation semble se calmer et le chef de la faction radicale de la Séléka, Nourredine Adam, a accepté le déroulement de ces élections dans la partie nord du pays, contrôlée par ses hommes armés.

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