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Vu d'Allemagne

La catastrophe de Tianjin minimisée par les autorités chinoises

Les équipes de secours s’efforcent d’évacuer ces produits du site dévasté. Mais la gestion peu transparente des autorités chinoises de la catastrophe dans la zone industrielle fait l'objet de nombreuses critiques.

"D'une certaine manière, Tianjin rappelle la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986", écrit le quotidien Die Welt. "Là aussi le Politburo central à Moscou a cru bon de laisser la population non informée de ce qui s'était réellement passé, afin de cacher l'ampleur de la catastrophe et la dépravation du système..."

"Avec le recul, on peut dire que la catastrophe de Tchernobyl a marqué le début de la fin pour l'Union Soviétique, estime l'éditorialiste... Il faut souhaiter que les Chinois réalisent peu à peu que seule une démocratie parlementaire est à même de créer des institutions travaillant de telle manière que même de mauvais dirigeants ne puissent provoquer de trop gros dommages."

China Tianjin Explosion in Chemie Depot

La population redoute d'avoir été contamninée par la pollution chimique



"Pékin applique encore les vieilles méthodes pour gérer la catastrophe de Tianjin", estime le Tagesspiegel. "L'agence officielle Xinhua accuse 50 chaînes d'informations d'avoir semé la panique en diffusant des informations non autorisées ! En même temps, les familles de disparus manifestent pour obtenir davantage d'informations. Ce n'est pas moins explosif que le cocktail de produits chimiques qui brûle encore dans le port de Tianjin!" souligne le journal de Berlin.

China Proteste in Tianjin

Des habitants évacués de la zone proche des explosions à Tianjin protestant et exigent des dédommagements

"C'est peut-être vrai que les habitants de Tianjin aux alentours de la halle où étaient entreposées des matières chimiques dangereuses n'ont pas été mis en danger par des substances toxiques lors de l'incendie après les explosions", lit-on dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Mais pourquoi ces habitants croiraient- ils un gouvernement qui censure hâtivement des forums sur Internet et ferme des sites ?", s'interroge la FAZ... L'éditorialiste relève aussi qu'en Chine, trop de fonctionnaires et d'entreprises n'ont qu'une idée très laxiste de la sécurité du travail"…

Autre thème: Berlin ne renouvelle pas le mandat de la Bundeswehr en Turquie.

Depuis janvier 2013, entre 200 et 400 soldats de l'armée allemande, ainsi que deux batteries de missile sol-air de type Patriot, sont stationnés dans le sud de la Turquie pour protéger le pays d'éventuelles menaces syriennes… "Le sens de la mission allemande en Turquie n'a jamais été clair ", estime le quotidien de Nuremberg, Nürnberger Nachrichten. Une fois les 260 derniers soldats allemands partis de Kahramanmaras, rien, vraiment rien ne changera pour la Turquie. Depuis le début, le stationnement des ces deux batteries anti-missiles était de nature purement symbolique."

Türkei Patriot Einsatz der Bundeswehr

Une batterie allemande sol-air "Patriot" à Kahramanmaras dans le sud de la Turquie

"Il était grand temps de retirer les batteries allemandes sol-air de Turquie", estime le journal Der Neue Tag. "L'Allemagne aurait dû mettre fin à cette mission l'année dernière déjà. Cela vaut aussi pour l'OTAN. Le scénario de menaces à l'origine de la mission– s'il a jamais existé – n'existe plus depuis longtemps déjà. Car, conclut l'éditorialiste, l'armée syrienne n'est plus en mesure de tirer des missiles vers la Turquie! "

Bundeswehrsoldaten Patriot-Abschussgerät,

Les derniers soldats de la Bundeswehr achèveront leur mission en janvier 2016

"Le mandat actuel de la Bundeswehr qui s'arrêtera le 31 janvier 2016 est un mandat politique, critique aussi la Frankfurter Rundschau. Dès le début, on pouvait douter que la Turquie ne soit un jour visée par des attaques de missiles syriens. Cependant l'OTAN a envoyé des systèmes anti-missiles allemands à son difficile partenaire pour préserver son humeur et ne pas déstabiliser encore plus la région. Mais le président turc Erdogan est imprévisible.. La mission a été un échec sur le plan politique, estime l'éditorialiste, car le gouvernement turc ignore les intérêts de l'Alliance Atlantique et ne connaît que ceux qu'il croit être les siens. Pour Ankara, le pouvoir du président est encore plus important que la sécurité du pays. S'il bon lui semble, il essaie de détendre le conflit avec les Kurdes, si non il n'hésite pas à frapper". C'est pourquoi il est juste de retirer les unités de Patriot", constate l‘éditorialiste.

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