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International

La Catalogne dans le flou trois jours après la déclaration d'indépendance

Des dirigeants destitués partis à Bruxelles mais qui annoncent participer aux prochaines élections, des fonctionnaires désormais aux ordres de Madrid ... La Catalogne vivait dans une situation confuse ce lundi.

Écouter l'audio 02:03

"Les élections à venir sont un piège pour les indépendantistes" (Frédéric Allemand)

Trois jours après sa déclaration d'indépendance et le déclenchement de l'article 155 de la consititution par le gouvernement central, la Catalogne vient de débuter une semaine dans l'inconnu. Le gouvermenent catalan indépendantiste est officiellement destitué, les fonctionnaires sont aux ordres de Madrid, l'autonomie suspendue. Une première dans l'histoire du pays, très observée, comme en témoignent les files de journalistes devant les bâtiments officiels. Mais cette journée s'est déroulée sans incident majeur dans la capitale catalane. "C'est à souligner, depuis le début de cette crise, malgré quelques images de violence, on est passé à côté de quelque-chose qui aurait pu être bien pire", souligne Frédéric Allemand, chercheur en études européennes à l'Université du Luxembourg et professeur à Science Po. 

 

Une partie du gouvernement destitué en Belgique

Spanien Barcelona - Sitzung im Katalanischen Regionalparlament (Reuters/A. Gea)

Le gouvernement catalan lors de la proclamation d'indépendance vendredi dans le parlement catalan.

Le président indépendantiste catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, se trouvait à Bruxelles ce lundi. Lui et plusieurs anciens ministres pourraient-ils y demander l'asile en cas de poursuites de la Justice espagnole ? C'est ce qu'avait affirmé le secrétaire d'Etat belge à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, dimanche. Mais le scénario avait été démenti par le Premier ministre Charles Michel peu après. Ce lundi, seul un ministre destitué s'était présenté à son bureau à Barcelone à midi.

 

Des poursuites judiciaires à venir 

Ce lundi, comme cela avait été annoncé, le parquet espagnol a enclenché une procédure judicaire à l'encontre du gouvernement régional destitué. Une procédure qui pourrait déboucher sur l'inculpation pour "rébellion" de Carles Puigdemont et d'autres membres de son gouvernement, puisque la plainte vise tout l'exécutif catalan. La rébellion peut entraîner une condamnation allant jusqu'à 30 ans de prison, autant que pour un assassinat. 

Élections dans deux mois

S'il voulait "résister pacifiquement" à Madrid, Carles Puidgemont serait-il cependant en train de se soumettre à l'autorité de Madrid ? Son parti indépendantiste a annoncé ce lundi qu'il participerait aux élections anticipées du 21 décembre prochain convoquées par le pouvoir central à Madrid. "Ils reconnaissent qu'ils étaient en contradiction avec la loi et qu'ils ne sont plus des autorités légitimes", estime Frédéric Allemand.

Pour ce spécialiste des questions européennes, ces élections pourraient aussi permettre de revenir à " un débat démocratique plus apaisé où la troisième voie, celle d'une autonomie renforçée sans indépendance, pourrait peut-être l'emporter". C'est le souhait de certains dans la région. "Cette situation est très angoissante, fatiguante, il faut que cela cesse. En plus, on en voit déjà les conséquences économiques", confiait ce lundi une avocate de la région à la Deutsche Welle. 


Vous pouvez écouter l'intégralité de l'interview avec Frédéric Allemand en cliquant sur l'image ci-dessus.

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