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Vu d'Allemagne

La carotte et le bâton

Si la presse allemande évoque le coût des inondations dans l'est et le nord du pays, les journaux commentent aussi la fermeture de la radio d'État grecque ERT et la répression brutale des manifestations en Turquie.

Les manifestants veulent se faire entendre du gouvernement

Les manifestants veulent se faire entendre du gouvernement

Cette brutalité peut sembler normale au premier Ministre turc, mais en l'occurence, l'autoritarisme n'est pas de mise, critique die Welt. Les protestations visaient un projet immobilier qui risque de défigurer à jamais un grand parc très populaire à Istanbul. Ce projet symbolise toutefois une orientation politique qui va au-delà du simple urbanisme. La question que doit se poser Ankara est de savoir si sa croissance économique doit aller de pair avec la démocratie ou bien si elle doit être sauvegardée à tout prix, au besoin par des méthodes autoritaires. Recep Tayip Erdogan a, semble-t-il, déjà choisi son option.

Türkei Premierminister Recep Tayyip Erdogan

Recep Tayyip Erdogan joue la fermeté à tout prix. Est-ce un bon calcul ?

Le quotidien revient aussi sur la décision très controversée du gouvernement grec de couper subitement le micro à sa télévision d'État. Une décision qui n'est pas encore entérinée par le parlement du pays, d'autant qu'elle suscite une volée de critiques sur le plan international.

Au plus fort de la crise dramatique qui secoue le pays, Athènes ferme sa télévision de droit public et laisse le discours public se faire désormais sur les antennes privées, critique la Frankfurter Rundschau. Les licenciements chez ERT représentent 2 600 emplois balayés d'un seul coup. Si 1 200 journalistes doivent être embauchés à la fin août au sein du nouvel organisme de radio-télévision mis en place d'ici là, ce seront quand même 1 400 postes qui seront définitivement supprimés.

Griechenland: Staatsrundfunk ERT sendet nach Schließung online weiter

Même fermé, la télévision d'État ERT continue d'émettre... Sur la Toile

Ce sacrifice n'a rien à voir avec une atteinte à la liberté de la presse, estime par contre la Süddeutsche Zeitung. Les journalistes de la télévision d'État sont seulement des « pions sacrifiés ». La législation grecque n'autorise en effet le renvoi de fonctionnaires que lorsqu'un service ou une administration entière est supprimée. La décision du gouvernement Samaras est donc logique. Seulement, une telle action à l'emporte-pièce ne témoigne pas d'une politique calculée. Bien au contraire.

Dans un paysage audiovisuel de plus en plus monotone, lance die tageszeitung, la disparition d'ERT, la radio-télévision grecque, est une grande perte en matière de diversité. Certes, ses structures administratives parfois kafkaïennes lui ont valu de nombreuses critiques. Mais aujourd'hui, une télévision de droit public est la plate-forme idéale pour discuter sérieusement des options politiques et économiques du pays. L'opinion du parti écologique grec sur la crise actuelle par exemple est tout aussi importante, sinon plus, que les mensurations des reines de beauté du pays, abondamment commentées sur les chaînes privées, conclut le quotidien de Berlin.

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